La décision avait été annoncée par le chef de la diplomatie américaine lui-même, il y a quelques jours, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki. Marco Rubio expliquait que « le groupe Los Soles, dirigé par Nicolas Maduro, [avait] corrompu les institutions et le gouvernement du Venezuela et [était] responsable de violences terroristes. »
Ce lundi, le département d’État devrait donc mettre cette décision à exécution, ce qui impliquerait que le dirigeant vénézuélien serait indirectement ajouté à la liste terroriste des États-Unis. Cela permet à Washington d’imposer de nouvelles sanctions et de signifier clairement que tout soutien à Nicolas Maduro ou ses proches serait considéré comme illégal par les Américains.
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Des semaines de pressions
Cette décision intervient après plusieurs semaines de pressions. Les États-Unis ont déployé le plus grand porte-avions du monde au large du Venezuela, officiellement pour combattre les trafiquants de drogue. Depuis samedi 22 novembre, plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers et depuis Caracas, après une alerte émise par les autorités américaines en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans la zone, relate notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle.
En augmentant la pression depuis plusieurs mois, Donald Trump pourrait ainsi chercher à s’imposer dans d’éventuelles négociations futures avec son homologue Nicolas Maduro. Il a annoncé la semaine dernière que des discussions allaient avoir lieu avec les autorités du pays caribéen, sans donner plus de détails.
Mais cela montre aussi la détermination de l’administration Trump à poursuivre sa politique de déstabilisation au Venezuela. Le président républicain avait déjà tenté, en vain, de pousser Nicolas Maduro hors du pouvoir lors de son premier mandat. Le dirigeant vénézuélien, lui, continue de nier les accusations américaines et dénonce une menace visant à le renverser.
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