« Nous sommes encerclés par les gendarmes », déclare le porte-voix des « Ultras de l’A64 »
Le barrage que tiennent les agriculteurs depuis un mois sur l’A64 près de Toulouse est en cours de démantèlement par les forces de l’ordre, a appris l’Agence France-Presse (AFP) de sources concordantes.
« Nous sommes encerclés par les gendarmes », a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des « Ultras de l’A64 » qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre.
Les blindés des forces de l’ordre déployés en nombre à partir de 4 heures du matin, maintiennent les journalistes à l’écart du barrage, a constaté l’AFP.
M. Bayle, éleveur de Haute-Garonne, sur place avec une cinquantaine d’agriculteurs a rapporté que les véhicules de gendarmerie ont détruit le mur de bottes de paille érigé en travers de l’autoroute Toulouse-Bayonne, coupée dans les deux sens depuis un mois à hauteur de la sortie 27 à Carbonne (Haute-Garonne). « On ne veut pas d’affrontement avec les gendarmes, mais on résiste », a ajouté Bertrand Loup, autre cadre des « Ultras de l’A64 », présent sur le barrage. Il précise que les agriculteurs invitent le préfet de Haute-Garonne à venir sur place pour « discuter ».
« La préfecture m’a dit que l’Etat a répondu à nos demandes », a encore déclaré M. Bayle, qui avait été informé de la décision préfectorale de démanteler le barrage. « Mais ce n’est pas vrai, le protocole d’abattage n’a pas été modifié, et rien sur les céréales ».
Les « Ultras de l’A64 » avaient lancé à Carbonne la mobilisation agricole en janvier 2024, qui avait fait tache d’huile dans toute la France.
Cet hiver, c’est l’abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège) en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions de l’hexagone. L’accroissement du coût des engrais ou encore l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé sont d’autres motifs de la mobilisation.















