Selon le communiqué de la police, une équipe enquête « depuis quelques années sur de graves menaces pesant sur la sécurité nationale » et souhaite interroger Brian Mundubile ainsi que son colistier, Makebi Zulu. Sans préciser la nature de ces supposées menaces, le communiqué fait état d’« activités alarmantes » susceptibles de compromettre la sécurité nationale, constatées dans des locaux liés aux deux hommes. Ces derniers rejettent les accusations selon lesquelles leur alliance serait impliquée dans une insurrection ou une milice.
Il y a une semaine, un parlementaire et ancien ministre, Mutotwe Kafwaya, a été tué par balle lors d’un raid conduit par les forces de sécurité dans l’une des résidences de Brian Mundubile. Onze personnes, parmi lesquelles des figures de l’opposition, ont été arrêtées au cours de cette opération et sont accusées de trahison. Jeudi, les services de l’immigration ont également annoncé l’arrestation du secrétaire général de la coalition d’opposition.
Depuis, l’opposant et son colistier Makebi Zulu vivent cachés, sous la protection d’une « organisation internationale ». Le gouvernement a assuré à l’organisation qui les héberge qu’il n’était « nullement prévu de leur faire du mal », rapporte la police.
De son côté, l’ONG Amnesty International a mis en garde contre la répression croissante de la contestation pacifique et a appelé les autorités à mettre immédiatement fin aux arrestations et détentions arbitraires de membres de l’opposition.
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