dimanche, janvier 25
Une femelle banteng en Malaisie, en 2014. L’espèce a été réintroduite après avoir disparu de la péninsule malaise dans les années 1950.

Et si 2026 était l’année des bovidés ? Sur le terrain scientifique, en tout cas, la saison commence en fanfare. Lundi 19 janvier, grâce aux exploits de Veronika, une vache brune autrichienne de 13 ans, nous découvrions que les vaches pouvaient manier un outil – en l’espèce un balai-brosse. Cette semaine, c’est dans l’ADN du banteng que les chercheurs sont allés fouiller. Ils y ont découvert que cet animal sauvage en danger critique d’extinction pourrait être sauvé grâce à son cousin domestique, le bœuf de Bali. Cette analyse génomique, conduite par une équipe danoise réputée, et la proposition qui l’accompagne figurent dans la revue Current Biology du 19 janvier.

Dans nos contrées, le banteng reste assez méconnu. Dans le sud de l’Asie, en revanche, cette petite vache aux longues cornes et aux chaussettes blanches est une star. Le Parti démocratique indonésien de lutte – l’une des principales formations politiques de la troisième démocratie du monde – en a même fait son emblème. Sa viande réputée goûteuse est adorée en Asie, mais aussi aux Etats-Unis, où les élevages se multiplient. La population estimée de ces animaux domestiques est de 1,5 million (sur les quelque 1,5 milliard de bovins élevés dans le monde).

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