mercredi, janvier 28
Xavier Piechaczyk, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 2 mai 2024.

A l’Assemblée nationale, mercredi 28 janvier, comme au Sénat, une semaine plus tôt, Xavier Piechaczyk a convaincu les parlementaires qu’il ferait un bon patron de la RATP. Avec 58 voix sur 70 exprimées parmi les membres des commissions du développement durable des deux Chambres, ce score suffit amplement, dans la mesure où, en vertu de l’article 13 de la Constitution, il aurait fallu qu’une majorité des deux tiers s’y opposât pour faire obstacle au souhait d’Emmanuel Macron de nommer le patron de RTE (Réseau de transport d’électricité) à la tête de la régie parisienne.

Sa nomination doit désormais être validée par décret en conseil des ministres, une formalité qui clora le long processus que les candidats malheureux au poste – ils étaient une douzaine – ont qualifié de chaotique, jugeant les règles du jeu opaques.

Devant les sénateurs, puis les députés, M. Piechaczyk a prouvé qu’il avait sans conteste travaillé ses dossiers. Sans doute ceux qui ne le connaissent pas s’étonneront-ils d’un débit curieux et de pauses un peu longues. Des vestiges d’un bégaiement ancien qu’il s’est fait fort de vaincre, rapportent plusieurs de ses proches. Rendant hommage à l’action de son prédécesseur, Jean Castex, dont la RATP peine à faire le deuil, il a montré qu’il était au fait des enjeux d’une entreprise dont le monopole est attaqué de toutes parts.

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