- Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, était l’invité d’Adrien Gindre ce vendredi sur TF1.
- « Quelques difficultés très locales d’approvisionnement » sont à prévoir dans certaines stations, a-t-il confirmé à la veille du week-end de Pâques.
- Mais « des livraisons exceptionnelles, y compris dimanche » sont prévues, a-t-il rassuré.
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Pénurie de carburants : de nombreuses professions en difficulté
« Il y aura sur certaines stations, notamment Total, quelques difficultés très locales d’approvisionnement de moins de 10% mais pas de problème majeur »,
a indiqué le ministre des Transports Philippe Tabarot, sur TF1 ce vendredi 3 avril, à la veille du week-end de Pâques, estimant que « les automobilistes peuvent partir tranquillement ».
« Il y aura des livraisons exceptionnelles dans les stations, y compris dimanche »,
a-t-il précisé sur le plateau de « En toute franchise », face à Adrien Gindre.
« On va aider de manière ciblée ceux qui en ont le plus besoin et ceux qui utilisent le plus leur véhicule »,
a-t-il en outre précisé au sujet des aides annoncées jeudi par Sébastien Lecornu, soulignant « la volonté du gouvernement de cibler ces aides, de ne pas les ouvrir à tout le monde ».
« Premiers versements » la semaine prochaine
S’agissant des transporteurs routiers, les aides proposées cette semaine « ont été acceptées par les organisations syndicales »,
a indiqué le ministre, rappelant qu’elles « sont ciblées sur les entreprises qui en ont le plus besoin. »
Et de préciser : « Dès la fin de la semaine prochaine, il y aura les premiers versements, sous certaines conditions ».
Pour ce qui est de leur éventuelle reconduction pour le mois de mai, Philippe Tabarot a indiqué que cela dépendrait de « l’évolution de la situation. »
Outre ces « aides directes »,
il y a des « aides indirectes sur des reports de cotisation sociale, sur des reports d’échéance fiscale »,
a-t-il encore souligné. « Et puis, il y a quelque chose qui figure dans la loi et qui n’est pas forcément appliquée et qu’on va faire appliquer avec des contrôles. C’est la réindexation des contrats entre les chargeurs et les transporteurs, qui figure dans le code des transports »,
a-t-il précisé. Et de détailler : « Quand il y a une hausse du carburant, les chargeurs doivent payer plus aux transporteurs. Et il y a des délais de paiement à respecter qui ne sont pas toujours respectés. Ce sont des délais de paiement de trente jours qui passent quelquefois à soixante ou à quatre-vingt-dix jours. Ce n’est pas possible pour les trésoreries des entreprises de transport. »




