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Vue extérieure de la Bourse de New York, le 6 mars 2026 (TIMOTHY A. CLARY) · TIMOTHY A. CLARY/AFP/AFP

Après une ouverture en net repli, la Bourse de New York a finalement terminé en hausse lundi, portée par des propos de Donald Trump assurant que la guerre en Iran est « quasiment » finie.

Le Dow Jones a reculé de 0,95%, l’indice Nasdaq a perdu 1,59% et l’indice élargi S&P s’est replié de 1,33%. En début de séance, les trois indices vedettes étaient tombés de plus de 1%.

Le président américain a dit lundi à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était « quasiment » finie, faisant valoir que l’Iran n’avait plus de « marine » ni de « communications » ou de « force aérienne ».

« Cette remarque a complètement changé la donne », remarque auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.

Dans la foulée, les indices vedettes de la place américaine « ont connu une forte remontée (..) en territoire positif », observent les analystes de Briefing.com.

Le dirigeant républicain, qui se trouve à Miami (Floride, sud-est), a assuré que le conflit était « très en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué par le passé.

Peu auparavant, le Pentagone avait écrit sur X: « Nous ne faisons que commencer le combat ».

Pour Art Hogan, l’administration Trump « en est arrivée à un point où ils réfléchissent au coût » de la guerre, mais aussi « aux marchés ».

La place américaine est à la peine depuis les premières frappes américano-israéliennes en Iran il y a dix jours, plombée notamment par la folle progression des prix des hydrocarbures.

Le baril de pétrole a brièvement tutoyé les 120 dollars lundi, une envolée historique provoquée notamment par le blocage persistant du détroit d’Ormuz, par où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux.

Cette hausse historique fait craindre aux investisseurs une accélération de l’inflation aux Etats-Unis.

En séance, « la faiblesse initiale » du marché boursier s’était d’ores et déjà « un peu estompée » en raison du recul des « prix du pétrole sous la barre des 100 dollars », remarque auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.

En cause: l’espoir d’un recours aux réserves stratégiques de brut après que les ministres des Finances du G7 se sont dit « prêts » lundi à puiser si besoin dans ces dernières pour tenter d’atténuer la flambée des prix du brut.

Le secteur de l’énergie a été miné par les déclarations du président américain, à l’image des géants pétroliers ExxonMobil (-0,52%) ou Chevron (-0,29%).

Certaines valeurs de la défense – qui ont tiré leur épingle du jeu ces derniers jours – ont aussi été poussé vers le bas, comme Lockheed Martin (-1,11%).

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts de l’Etat américain à 10 ans évoluait autour de 4,10% vers 20H45 GMT contre 4,14% la veille en clôture.

Au tableau des valeurs, le géant de l’événementiel Live Nation a gagné 6,20% à 165,80 dollars après s’est entendu avec le ministère américain de la Justice (DOJ) pour mettre un terme à la procédure pour pratiques anticoncurrentielles qui visait le groupe.

La chaîne américaine de produits de santé Hims & Hers a été propulsée de plus de 40%, à 22,17 dollars, portée par l’accord trouvé avec le laboratoire danois Novo Nordisk (+3,19% à 39,81 dollars) pour vendre ses traitements anti-obésité.

Cette annonce met fin aux poursuites engagées contre Hims & Hers par le laboratoire, qui cherchait à l’empêcher de vendre une copie à bas prix de sa pilule amaigrissante.

Nasdaq

bur-ni/tmc/nth

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