jeudi, avril 23
Un opérateur à la Bourse de New York le 20 janvier 2026 (TIMOTHY A. CLARY) · TIMOTHY A. CLARY/AFP/AFP

La Bourse de New York a terminé en hausse vendredi, réservant un bon accueil à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de juger illégale une bonne partie des droits de douane imposés par Donald Trump, sans s’enflammer pour autant.

Le Dow Jones a pris 0,47%, l’indice Nasdaq a gagné 0,90% et l’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,69%.

Le verdict de la Cour suprême, très attendu, a été publié en début de séance. Les juges y relèvent que le président américain ne peut pas justifier d’une urgence économique pour imposer sans l’aval du Congrès les droits de douane qu’il a désigné comme « réciproques ».

Furieux, Donald Trump s’en est violemment pris vendredi à la Cour, se disant « profondément déçu » par son verdict.

Dans le rouge jusqu’alors, le marché s’est retourné après avoir pris connaissance de cette décision, avançant ensuite prudemment.

« C’est clairement une bonne nouvelle pour l’économie dans son ensemble », juge Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.

Mais « la réaction du marché (…) a été modérée, ce qui suggère qu’elle était largement anticipée », souligne Gina Bolvin, de Bolvin Wealth Management.

Parmi les bénéficiaires du jour, se trouvent les géants du commerce en ligne, à l’image d’Amazon (+2,56%) et Shopify (+1,94%) ou du spécialiste de l’ameublement Wayfair (2,34%).

« Dans le même temps, personne n’est surpris que l’administration Trump vante déjà sa capacité à compenser les pertes de revenus qui résulteraient de la suppression des droits de douane », remarque auprès de l’AFP Patrick O’Hare, de Briefing.com.

Donald Trump a assuré que la Maison Blanche dispose « d’excellentes alternatives » pour ses surtaxes et a d’ores et déjà annoncé qu’il allait « imposer un droit de douane mondial de 10% » ce vendredi, s’ajoutant aux taux déjà en vigueur.

« Cela créera davantage d’incertitude », estime Patrick O’Hare.

« Les droits de douane ont peut-être disparu aujourd’hui, mais la raison qui les motivait est toujours là », abonde Mark Malek, de Siebert Financial.

En raison de la décision de la Cour suprême, les Etats-Unis pourraient être forcés de rembourser les dizaines de milliards de dollars indûment perçus.

La perspective d’une dette américaine encore alourdie a fait quelque peu grimper le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain, qui se tendait à 4,08% vers 21H20 GMT, contre 4,07% à la clôture la veille.

Les investisseurs ont aussi digéré une série de données économiques publiées en début de journée.

Selon le département du Commerce, la croissance américaine a été bien plus faible qu’anticipé lors du dernier trimestre 2025, à 1,4%.

L’indice d’inflation PCE, le préféré de la Réserve fédérale (Fed) a lui encore augmenté, à 2,9% en décembre, loin de la cible de l’institution monétaire.

Pour Patrick O’Hare, de Briefing.com, les deux indicateurs économiques publiés avant l’ouverture de Wall Street « vont à l’encontre du discours du marché, qui s’est concentré sur une croissance plus forte et une inflation plus faible ».

Ailleurs à la cote, le groupe de pétrochimie Chemours (-16,51% à 17,04 dollars) a dévissé, ses résultats trimestriels ayant été mal accueilli par les investisseurs. Lors des trois derniers mois de 2025, le groupe a réalisé un bénéfice net de 5 cents, en deçà des attentes, sur un chiffre d’affaires de 1,33 milliard de dollars, comme escompté.

Nasdaq

tmc/ni/glr

Share.
Exit mobile version