
PRIME VIDEO – À LA DEMANDE – SÉRIE
Après l’épidémie de peste en Norvège (The Fortress) et la submersion du Danemark (Families Like Ours), voici que la Suède est à son tour frappée par une calamité qui remet en cause l’existence même du royaume. Wake (ou Vaka, titre original) – série apocalyptique scandinave, comme les deux citées plus haut – imagine qu’un virus se répand dans le réseau d’eau de Stockholm, qui transforme les victimes en zombies.
Pas de ces zombies dévoreurs de cerveaux qui peuplent la fiction depuis un demi-siècle. Non, ce qu’on découvre dans Wake, c’est une version exacerbée des zombies que l’on voit chaque matin dans les transports en commun des grandes villes, dont le regard vide et la nervosité traduisent le manque de sommeil. Car le virus empêche ses victimes de dormir, jusqu’à ce qu’elles succombent ou qu’elles mettent elles-mêmes un terme à leurs souffrances.
Les atouts dramatiques de ce postulat apparaissent immédiatement. S’il est difficile de se reconnaître dans le sort d’un individu dont un champignon a pris le contrôle, tout le monde a mal dormi une de ces nuits. Les manifestations asociales que suscite l’épidémie – l’exaspération, la brutalité, les erreurs de jugement – sont immédiatement reconnaissables. Elles ne nécessitent pas non plus d’effets spéciaux spectaculaires.
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