dimanche, janvier 25

  • Depuis quelques années, on observe le phénomène de « pet-parentalité » où le chien est plus que jamais mis au centre du foyer.
  • Selon un sondage de 2026, près de sept Français sur dix considèrent leur animal comme un membre de la famille.
  • Plusieurs études expliquent pourquoi les maîtres ont tendance à traiter leur chien comme un enfant.

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Animaux de compagnie

Voyez-vous votre chien comme plus qu’un simple compagnon à quatre pattes ? Selon un sondage réalisé en janvier 2025 par Ipsos pour l’assurance Santévet, 69% des Français considèrent leur animal comme un membre de la famille et 36% d’entre eux verbalisent le fait de le considérer comme un enfant. Le phénomène de « pet-parentalité » (nouvelle fenêtre)est encore plus marqué chez la jeune génération. « Les résultats démontrent que les 18/35 ans, plus particulièrement, nouent des liens extrêmement forts et fusionnels avec leurs animaux de compagnie, les considérant bien souvent comme des membres de leur famille, voire comme des enfants », constate Hugues Salord, président de Santévet. Et d’après la science, ressentir des liens aussi forts avec son poilu est tout à fait normal. Des études en IRM de 2014 réalisées par des chercheurs de l’université Harvard et publiées dans la revue scientifique PLOS One (nouvelle fenêtre) expliquent que ce sont les mêmes circuits d’attachement qui sont sollicités lorsque l’on regarde son chien ou son enfant. Ces travaux neuroscientifiques indiquent que ce sont les zones similaires du cerveau, celles qui sont donc impliquées dans l’attachement, la mémoire et la reconnaissance des visages, qui s’activent lorsqu’une mère regarde son enfant ou son chien.

Échanger un regard avec son chien libère de l’ocytocine

Plus on s’occupe de son chien, plus ce sentiment d’attachement se renforce. Le chercheur Miho Nagasawa et son équipe de l’Université d’Azabu au Japon (nouvelle fenêtre) ont par ailleurs mis en évidence la force des échanges de regards entre un chien et son maître, d’un point de vue biologique. Comme lorsqu’un parent regarde son enfant, l’échange sécrète en effet de l’ocytocine, l’hormone de l’attachement. Avec le temps, ce sentiment d’appartenance et de protection se renforce (nouvelle fenêtre), pour le maître comme pour le chien. De plus, les expressions du chien, mais aussi leurs comportements, peuvent parfois rappeler ceux d’un enfant. Le cerveau humain le perçoit alors comme un proche à protéger.

Gare à l’anthropomorphisme

Si diverses études montrent que le cerveau peut se comporter de la même façon face à un enfant qu’à un compagnon à quatre pattes, il faut toutefois faire attention à l’anthropomorphisme, c’est-à-dire le fait de projeter sur un animal des caractéristiques humaines. « Il ne faut pas analyser les comportements de son chien avec un raisonnement humain parce qu’il ne raisonne pas comme nous », note Stéphanie alias Emas Dog, coach canin, sur ses réseaux sociaux. Selon l’éducatrice, prêter des sentiments humains à un chien peut nuire à la compréhension de son véritable comportement. « Le danger de l’anthropomorphisme c’est de comprendre la réaction de son chien en mettant un sentiment humain, ce qu’il n’a pas« , note-t-elle, tout en rappelant néanmoins que chacune de nos interactions et réactions peut avoir un impact sur le chien.

Jeanne MARTIN pour TF1 INFO

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