- Certains font des cures de vitamines avant l’hiver.
- L’Inserm rappelle qu’une alimentation équilibrée couvre la plupart des besoins.
- Il alerte sur de possibles interactions avec des traitements.
Pour faire face au froid, au manque de soleil et aux virus qui circulent en hiver, certains sont tentés de faire des cures de vitamines. En effet, elles sont essentielles au fonctionnement de l’organisme et peuvent aider le système immunitaire à être efficace face aux infections. Pour autant, « elles ne sont pas un remède miracle contre les maladies, et leur consommation sous forme de compléments alimentaires en automédication ou en perfusion peut même s’avérer nocive dans certains cas »,
alerte l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Les vitamines sont essentielles, elles peuvent renforcer le système immunitaire (nouvelle fenêtre), favoriser la santé de la peau, des os ou des yeux. Certaines sont indispensables pour former des globules rouges ou pour absorber des nutriments essentiels comme le fer.
Dans un premier temps, l’Inserm (nouvelle fenêtre) a rappelé les deux grandes catégories de vitamines. Les premières, les vitamines A, D, E et K, sont celles qui se dissolvent dans les graisses et restent stockées dans les tissus adipeux. Les autres, la vitamine C et les vitamines du groupe B, se dissolvent dans l’eau et sont pour la plupart rapidement éliminées par l’organisme. Des apports réguliers de cette deuxième catégorie de vitamines, par le biais de l’alimentation, sont nécessaires.
La vitamine C pour contrer le rhume ?
Ainsi, la vitamine C contribue à la bonne santé des vaisseaux sanguins, elle facilite l’absorption du fer et protège les cellules d’un vieillissement prématuré. Une carence en vitamine C entraîne une baisse de tonus et un affaiblissement du système immunitaire. Une « alimentation variée, riche en fruits et légumes frais, couvre largement les besoins en vitamine C, ce qui rend le risque de carence quasiment inexistant en population générale »
, indique l’Inserm. L’Institut explique que les compléments à base de vitamine C ne sont pas un remède miracle contre les maladies en hiver et qu’aucune étude ne prouve que la vitamine C permette de prévenir ou de raccourcir la durée d’un rhume. De même, les perfusions de vitamine ne sont pas convaincantes. Il est conseillé de privilégier la vitamine C naturelle (agrumes, kiwis, poivrons…).
Des interactions avec certains médicaments
L’Inserm rappelle que « les compléments alimentaires à base de vitamines ne sont pas sans risques. Un apport excessif peut provoquer des maux de tête, des problèmes digestifs bénins et des nausées ».
Un excès de vitamine A peut entraîner des atteintes hépatiques, quand trop de vitamine D peut conduire à un taux de calcium dans le sang trop élevé qui se traduit par des calculs rénaux, des arythmies cardiaques… Certains compléments alimentaires sans ordonnance peuvent interagir avec des médicaments. Ainsi, le calcium peut gêner l’action de traitements pour le cœur, de diurétiques ou d’antibiotiques. Des effets peuvent aussi se cumuler. Il faut donc « éviter de prendre en même temps du ginkgo, de la vitamine E ou des oméga-3 avec de l’aspirine ou des anticoagulants »
, souligne l’Inserm. Il est essentiel d’informer son médecin lorsque l’on consomme des compléments alimentaires vitaminiques sans prescription.




