vendredi, avril 10

  • Un gang spécialisé dans les vols de motos, opérant dans les parkings souterrains d’Île-de-France, a été démantelé après avoir sévi pendant des mois.
  • Une équipe de TF1 a reconstitué le mode opératoire très méthodique des suspects grâce à une intelligence artificielle.
  • Regardez ce reportage du 20H.

Suivez la couverture complète

Le 20H

En deux mois, ils ont dérobé 28 deux-roues en région parisienne, pour une valeur totale de 350.000 euros. Cinq seulement ont été retrouvés, mais l’essentiel est ailleurs : huit personnes, âgées d’une vingtaine d’années et suspectées d’avoir commis ces larcins, ont été arrêtées à l’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) par la Brigade d’enquête d’initiative (BEI) du commissariat du Kremlin-Bicêtre, avec le concours de la Compagnie de sécurisation et d’intervention du Val-de-Marne. Leur enquête conjointe a révélé un redoutable mode opératoire, faisant disparaître les motos au petit matin sans que personne ne comprenne. Le 20H de TF1 le reconstitue dans le détail, grâce à une intelligence artificielle, dans le reportage visible en tête de cet article.  

La première étape, la seule à se dérouler en journée, consistait à repérer des grosses cylindrées non attachées en Île-de-France, puis à les suivre jusqu’au parking du propriétaire, pour s’assurer que l’engin ne serait pas enfermé dans un box. La seconde survenait, elle, dans le parking ciblé, systématiquement vers 5h du matin, quand tout le monde dormait encore. Le groupe d’hommes, masqués et gantés, arrivait en van, l’un d’eux commençant par obstruer les caméras de surveillance avec du scotch, avant que la moto soit rapidement chargée à bord de leur véhicule. La bande se rendait enfin dans un garage de l’Haÿ-les-Roses, où ils stockaient les deux-roues volés dans trois box différents, tout en détruisant leurs traceurs GPS.

Sauf que… « Sur certaines motos, ils n’ont pas eu le temps d’enlever les traceurs. C’est ce qui nous a permis de les interpeller. Mes collègues ont par ailleurs récupéré de l’ADN sur des cagoules et des gants qui avaient été oubliés, laissés sur place par les auteurs », éclaire Frédéric Le Coënt, secrétaire départemental du Val-de-Marne du syndicat de police nationale Alliance. 

Pour éviter ces vols, les professionnels conseillent de toujours attacher votre moto à un point fixe ou, à défaut, d’opter pour un type d’anti-vol très spécial, comme celui que présente le concessionnaire Mathieu Schricke à la caméra de TF1, en expliquant que « dans l’anse, il y a du gaz hyper dissuasif. L’anti-vol contient de la putrescine. Donc en fait, la putrescine, ça sent le cadavre si on coupe ça, c’est quelque chose qui pénètre les bronches et y reste pendant trois jours ». Une sensation difficilement soutenable, qui semble avoir rebuté certains voleurs, comme la démocratisation des traceurs GPS permettant de localiser les véhicules en temps réel. L’année dernière, 15.000 deux-roues ont été volés en France, un chiffre en nette diminution.

Hamza HIZZIR | Reportage TF1 : Benoît CHRISTAL, Corinne CHEVRETON, Régis ROINÉ

Share.
Exit mobile version