
Vladimir Poutine fait partie des chefs d’Etat et de gouvernement invités par les Etats-Unis à rejoindre le « Conseil de la paix » lancé par Donald Trump dans le cadre de son plan pour faire cesser la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza, selon une annonce de la présidence russe, lundi 19 janvier.
« Le président [Vladimir] Poutine a reçu une invitation à se joindre à la composition du Conseil de paix par des voies diplomatiques », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors d’un briefing quotidien auquel participait l’Agence France-Presse, précisant que la Russie veut « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington.
Le Conseil de paix se penchera sur des questions telles que « le renforcement des capacités de gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l’attraction des investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation des capitaux » pour la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre, selon la Maison Blanche.
En plus de cet organe, deux entités liées à ce conseil ont été créées : un comité palestinien technocratique destiné à administrer provisoirement la bande de Gaza et un « executive board » qui semble destiné à jouer un rôle plus consultatif. De premiers noms ont été dévoilés à la mi-janvier, d’abord par la présidence américaine, puis d’autres personnalités ont annoncé avoir reçu des invitations.
Le comité palestinien de gouvernance, un organe technocratique placé sous la supervision du premier conseil, vise quant à lui à « superviser le rétablissement des services publics essentiels, la reconstruction des institutions civiles et la stabilisation de la vie quotidienne à Gaza », a expliqué la Maison Blanche. Composé de 15 personnalités palestiniennes, il est présidé par Ali Shaath, un ancien vice-ministre palestinien.
L’« executive board », la troisième entité, doit pour sa part « contribuer à soutenir une gouvernance efficace et la fourniture de services de pointe qui favorisent la paix, la stabilité et la prospérité pour la population de Gaza », selon Washington.
Plusieurs dirigeants étrangers ou conseillers de ces derniers ont affirmé avoir reçu une invitation de la part du gouvernement de Donald Trump à rejoindre le Conseil de paix, sans pour autant nécessairement dire s’ils comptaient l’accepter ou non. Parmi ces derniers, selon un recensement effectué par l’Agence France-Presse, figurent notamment :
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Le premier ministre de l’Albanie, Edi Rama
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Le président argentin, Javier Milei
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Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva
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Le premier ministre canadien, Mark Carney
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Le président chypriote, Nikos Christodoulides
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Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi
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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan
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Le roi de Jordanie, Abdallah II
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La première ministre italienne, Giorgia Meloni
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Le premier ministre hongrois, Viktor Orban
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Le président roumain, Nicusor Dan
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Le président du Paraguay, Santiago Peña
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Le premier ministre indien, Narendra Modi
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Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif




