samedi, janvier 3

  • L’assistant IA du réseau social X est accusé d’avoir dénudé des mineurs en ligne.
  • Le parquet de Paris a étendu vendredi son enquête visant X à Grok pour la diffusion de « deepfakes », de fausses vidéos à caractère sexuel.
  • Grok admet des « failles » qu’il promet de corriger « de toute urgence ».

Accusé de générer et de diffuser des « deepfakes », l’assistant IA du réseau social X a reconnu vendredi 2 janvier l’existence de « failles » ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes, suscitant des protestations à travers le monde et l’élargissement d’une enquête judiciaire en France.

« Nous avons identifié des failles dans nos garde-fous et nous les corrigeons de toute urgence – la pédopornographie est illégale et interdite », a écrit le compte X de Grok, en réponse à l’interpellation d’un utilisateur après plusieurs jours de signalements sur la plateforme.

Ces signalements portaient sur les agissements d’internautes qui avaient soumis à Grok des photos ou des vidéos de personnes réelles et obtenu que l’assistant IA les retouche pour les dénuder totalement ou partiellement.

Extension d’une enquête du parquet de Paris visant X

Le parquet de Paris a par ailleurs étendu vendredi son enquête visant X à Grok, accusée par trois ministres et deux députés d’avoir généré et diffusé de fausses vidéos à caractère sexuel, « mettant notamment en scène des mineurs », a appris l’AFP auprès du ministère public. 

« Ces derniers jours, l’intelligence artificielle Grok a permis la génération et la diffusion de contenus à caractère sexiste et sexuel, notamment sous forme de fausses vidéos (deepfakes), visant des personnes sans leur consentement », ont détaillé les ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé, précisant que le gouvernement a effectué un signalement sur la plateforme Pharos et demandé « leur retrait immédiat ».

Deux ans d’emprisonnement et 60.000 euros d’amende

« Le délit de montage à caractère sexuel d’une personne sans son consentement est puni de deux ans d’emprisonnement et de 60.000 euros », a rappelé le parquet.

L’enquête initiale contre X avait été ouverte en juillet à la suite de signalements contre le réseau social et ses dirigeants, accusés d’avoir biaisé l’algorithme de la plateforme à des fins d’ingérence étrangère. 

L’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et du numérique, a également été saisie, « au titre de possibles manquements de X à ses obligations découlant du Digital Services Act », le règlement européen sur les services numériques.

Victor GAUTIER avec AFP

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