dimanche, février 15

Dans le sillage du président de la République, l’ensemble de la classe politique a dénoncé samedi 14 février le « déferlement » de violence à l’origine du décès de Quentin, 23 ans, demandant justice. Sur le banc des accusés, LFI s’est défendue de toute implication.

« À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï. Il a perdu la vie à 23 ans seulement. À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation. En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue », a réagi Emmanuel Macron sur X, peu après l’annonce de la mort de l’étudiant.

« Poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable. La haine qui assassine n’a pas sa place chez nous. J’appelle au calme, à la retenue et au respect », a poursuivi le président.

« Il faut arrêter avec cette violence »

Plusieurs responsables à gauche ont aussi réagi au décès, dont le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, jugeant « inacceptable » le « niveau de violence atteint ». « Dans une démocratie, personne ne devrait mourir pour ses idées (…) A la police et à l’autorité judiciaire de mener une enquête diligente et de rendre la justice », a-t-il écrit sur X.

« Il faut arrêter avec cette violence en politique qui mènera toujours à des tragédies. Que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue », a de son côté appelé le secrétaire national du PCF Fabien Roussel.

Le parquet a annoncé samedi la mort de l’étudiant, qui avait été hospitalisé dans un état grave jeudi. L’avocat de la famille a dénoncé un « lynchage » opéré « par des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés ».

« Accusations sans aucun fondement »

Selon le collectif Némésis, proche de l’extrême droite, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan jeudi soir. Il aurait été agressé par des militants antifascistes dont certains issus de la Jeune Garde, le collectif fondé par le député LFI Raphaël Arnault.

Le parquet a ouvert une enquête, conduite désormais du chef de coups mortels aggravés, sans s’exprimer sur les circonstances du drame.

La cheffe de file du RN Marine Le Pen a elle aussi souhaité que la justice condamne « avec la plus grande rigueur » les « barbares responsables de ce lynchage », sans désigner de coupable.

Sa nièce Marion Maréchal s’en est elle à nouveau pris à La France insoumise, dans le collimateur depuis vendredi: « la milice de Mélenchon et LFI a tué », a-t-elle écrit sur X. Le président de LR, Bruno Retailleau a lui pointé la responsabilité de « l’extrême gauche », qui « tue ».

Des accusations de nouveau rejetées par les Insoumis. Interrogé sur France info, le député Éric Coquerel a répété que LFI condamnait « toute violence politique » et affirmé que les militants chargés de la sécurité de Rima Hassan « n’étaient impliqués en rien dans ce qui s’est passé ». Il a pointé un « contexte lyonnais » marqué par la violence de « groupuscules d’extrême droite ».

Silencieux depuis jeudi, Raphaël Arnault a exprimé « horreur et dégoût » après le décès de Quentin, et souhaité que « toute la lumière soit faite » sur le drame.

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, s’est lui alarmé de la dégradation de plusieurs locaux et permanences LFI, dénonçant des « accusations sans aucun fondement contre les Insoumis en exploitant le drame survenu à Lyon ».

Article original publié sur BFMTV.com

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