mercredi, juin 24

  • Lyhanna, 11 ans a été retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, six jours après sa disparition.
  • Ce 24 juin, le procureur d’Agen indique que les causes de sa mort ne peuvent toujours pas être déterminées mais que le viol de l’enfant est confirmé.
  • Les investigations se poursuivent et des analyses complémentaires sont en cours.

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Mort de Lyhanna, 11 ans : après le drame, l’onde de choc judiciaire

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De très nombreuses questions toujours en suspens, près d’un mois après la mort de Lyhanna.Ce mercredi, dans un communiqué, le procureur de la République d’Amiens, Olivier Naboulet, a révélé de nouveaux éléments établis après les examens complémentaires ordonnés suite à l’autopsie du corps de l’enfant de 11 ans, retrouvé le 4 juin dans un silo d’une usine agricole du Gers, six jours après sa disparition.

« L’autopsie a permis de mettre en évidence, notamment l’absence de lésion traumatique cervicale visible, l’absence de lésion traumatique interne permettant d’expliquer le décès et des lésions ecchymotiques observées au niveau des membres supérieurs et inférieurs », indique ainsi le magistrat dans un communiqué publié ce mercredi soir. Selon les experts, ces ecchymoses « sont hautement évocatrices de lésions d’entrave provoquées par des liens, contraignant les bras, avant-bras, poignets et

chevilles. Elles restent superficielles et ne sont pas impliquées dans le mécanisme mortel », précise le magistrat, ajoutant « qu’au moment de la découverte du corps de Lyhanna, celle-ci n’était pas entravée de liens ».

Des « contusions aux commissures et face interne de la bouche, compatibles avec des traumatismes contondants ou par frottements, également compatibles avec une survenue avant le décès », ont aussi été relevées, rapporte également Olivier Naboulet. 

Les causes de la mort toujours inconnues

Pour autant, impossible de savoir à cette heure de quoi est morte la collégienne. « Au terme de leur rapport, les experts indiquent qu’à l’issue des examens réalisés, la cause du décès ne peut pas être déterminée avec certitude » et que « des examens complémentaires en anatomopathologie sont nécessaires, de même qu’une analyse toxicologique », pour savoir notamment si l’enfant a été ou non droguée, souligne le procureur. 

« Ces examens complémentaires sont en cours, et les rapports devant être dressés n’ont pas encore été portés à la connaissance des magistrats ; en effet, les processus scientifiques mis en œuvre sont nécessairement longs », écrit-il également. 

Le viol de Lyhanna a en revanche été confirmé, comme l’avaient indiqué plusieurs sources proches du dossier la semaine dernière. « Les constatations du rapport d’autopsie, combinées avec les analyses biologiques précédentes, amènent à

conclure à la commission d’un viol sur la victime », détaille Olivier Naboulet. L’ADN de Jérôme Barella a été retrouvé sur le corps de la jeune victime, avaient précisé ces mêmes sources. 

Jérome Barella devrait être interrogé prochainement

Suite à ces nouveaux éléments, le procureur de la République a pris un réquisitoire supplétif contre Jérôme Barella sur les qualifications criminelles suivantes : « meurtre sur mineure de quinze ans, précédé ou accompagné d’un viol », « viol sur mineure de quinze ans par violence, contrainte, menace ou surprise ».  

Le père de famille de 41 ans, mis en examen et placé en détention provisoire depuis le lundi 1ᵉʳ juin, devrait être interrogé dans les prochaines semaines sur ces faits au regard des nouveaux éléments. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

Les parents de Lyhanna ont été entendus ce mercredi

Dans un communiqué, Me Roujou de Boubée, avocat des parents de Lyhanna informe que ces derniers « ont pris connaissance ce jour du rapport d’autopsie de leur enfant, rendu hier » et qu’ils ont été « entendus ce jour par les magistrats instructeurs en leurs qualités de parties civiles ». 

« Beaucoup reste à faire, et les investigations doivent continuer dans de bonnes conditions », souligne-t-il. Par ailleurs, il fait savoir que les parents demandent aujourd’hui « que toute récupération politique cesse ». 

« Ils ne répondront plus à aucune sollicitation, quelle qu’en soit la nature ou la personnalité, ils appellent au respect de l’image de Lyhanna, que celle-ci ne soit plus utilisée, surtout par l’intelligence artificielle », conclut-il. 

Aurélie SARROT

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