- Quand le soutien émotionnel est minime, les liens souffrent.
- Pour la personne en recherche de validation émotionnelle, elles génèrent le même malaise qu’un message laissé en « vu ».
- Le manque d’empathie, de réaction ou d’évolution engendre une insatisfaction et une détérioration progressive de la relation.
Votre partenaire est présent physiquement mais dès lors que vous avez besoin d’un soutien émotionnel (nouvelle fenêtre), lorsque vous exprimez un besoin, ou un ajustement… c’est le minimum syndical ? Pour le psychologue américain Mark Travers, il s’agit de la même attitude qu’un message laissé en « vu ». L’autre reçoit le message mais sans y répondre, au pire, il met juste un pouce. « Vous ne vous sentez pas forcément ignoré, mais c’est plutôt comme si votre partenaire ne vous comprenait pas
« , explique le spécialiste dans un article publié dans Forbes
(nouvelle fenêtre).
Ce n’est ni une négligence ou un rejet (nouvelle fenêtre). C’est plus insidieux si cette attitude perdure, elle génère du stress, un état de malaise, et surtout, le ou la partenaire laissé en « vu » émotionnel ne sait pas vraiment comment justifier ce sentiment. L’autre n’a rien fait de mal, mais rien de bien non plus.
Une zone grise psychologique
Il existe trois signes d’un manque de support émotionnel. Le premier : les émotions sont reçues oui, mais elles ne suscitent aucune réaction ou de changement de la part du ou de la partenaire. L’autre peut répondre par un « je comprends
« , ou un « désolé »
et rien de plus. Il ou elle ne cherche pas à en savoir plus, n’offre pas de solution et ne montre pas plus de réactivité. Le risque à terme pour Mark Travers ? « Quand on n’est pas explicitement rejeté mais qu’on ne reçoit tout simplement aucune réponse pertinente, on cesse d’espérer un changement
« . Résultat : la relation s’enlise.
Parfois, les deux partenaires peuvent avoir des conversations profondes et émotionnelles. Sur le moment, elles apportent du réconfort, un soulagement, un apaisement. Mais, un temps seulement car là aussi, la relation n’évolue pas. « La chaleur est réelle, mais elle reste circonscrite à l’instant présent. Elle ne se traduit pas systématiquement par des choix, des priorités ou des comportements différents une fois la conversation terminée
« , note le psychologue. Là, les conversations profondes sont les petites miettes qui permettent de nourrir le lien d’attachement mais pas le lien émotionnel.
Votre partenaire n’est pas un soutien si vous tentez sans cesse « d’expliquer le même besoin émotionnel de différentes manières
» mais que rien ne change. Vous avez alors la même conversation, en changeant de ton, en prenant plus de soin dans le choix des mots, mais rien n’y fait. Il n’y a aucune réaction. La communication n’est pas constructive et, avec le temps, la confiance peut être « mise à rude épreuve »
. Ce comportement peut aussi être un terrain fertile pour l’insatisfaction chronique voire le ressentiment. Des poisons lents qui détériorent lentement le lien émotionnel et la relation. « Il n’y a pas d’antagoniste clairement identifié, et cette ambiguïté peut être déstabilisante
« , souligne-t-il. Ne pas être validé ou laissé en « vu » amène le partenaire délaissé à vivre dans une zone grise psychologique. Or, la compréhension, la chaleur, la communication, l’empathie sont les fondations d’une relation saine et harmonieuse.




