mercredi, mars 25

Avec notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle

Les partisans du président enlevé Nicolas Maduro veulent se faire entendre, dans leur pays et à l’étranger. Certaines pancartes étaient rédigées en anglais ce samedi 10 janvier, « bring them back, ramenez-les ». Josefina est militante au parti socialiste uni du Venezuela. « Nous sommes là pour demander que notre président revienne, nous le voulons ici. Nous souffrons beaucoup de ce qui lui ait arrivé. Et nous lutterons jusqu’à son retour. Quand il sera enfin ici, on sera tellement content ».

Tous promettent de ne pas quitter la rue jusqu’au retour de leur président. Et la nouvelle coopération entre le Venezuela et les États-Unis, les accords de vente du pétrole, la reprise des relations diplomatiques, hé bien, il faut l’accepter selon ces deux manifestantes. « Nous, on fait ce qu’ils décident. On les soutient, toujours ». « Ils coopèrent oui, mais dans le respect de nos droits, de notre liberté et de nos ressources ».

C’est dans le calme, sans violence et sans groupes paramilitaires que les partisans du gouvernement ont manifesté ce 10 janvier. « Nous voulons la paix », disaient-ils, rejetant la voie des armes prise par Washington. Le département d’Etat américain a enjoint ce samedi tous ses ressortissants à ne pas voyager au Venezuela et ceux qui s’y trouvent à « quitter le pays immédiatement », en raison d’une situation sécuritaire jugée « instable ».

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