Avec notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle
Les libérations de prisonniers politiques au Venezuela, annoncées la semaine dernière par le président de l’Assemblée nationale, vont continuer selon Delcy Rodriguez. Des libérations au compte-goutte pour le moment, mais pour la présidente par intérim ce qui importe c’est le message.
« Le Venezuela s’ouvre à une nouvelle ère politique où il y a de l’espace pour nous comprendre, malgré les divergences et en tenant compte de la diversité idéologique et politique. Mais tout cela doit se faire dans le respect de l’autre et dans le respect des droits humains ».
La présidente a réclamé la vérité et a tiré à boulets rouges sur les organisations non gouvernementales, qui ne comptent qu’un peu plus de 70 prisonniers politiques libérés, loin des chiffres officiels. Aucune liste de noms n’a été communiquée par les autorités.
Aujourd’hui les associations de défense des droits humains restent mobilisées, car les arrestations arbitraires continuent au Venezuela. L’état d’urgence décrété dans le pays restreint gravement les libertés de réunion, de mouvement et d’expression, des libertés déjà extrêmement limitées.
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