
La menace a visiblement touché un point sensible. Interrogé jeudi 22 janvier sur la chaîne de télévision Fox Business pour savoir ce qu’il ferait si les Européens se mettaient à vendre la dette des Etats-Unis, Donald Trump s’est agacé : « Si cela arrivait, nous lancerions de grosses représailles et nous avons toutes les cartes en main. »
Depuis que le président américain s’est mis en tête d’acheter le Groenland, le sujet de l’utilisation de cette véritable « arme nucléaire » financière est revenu sur la table. Les Européens – en comprenant l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse – possèdent un peu plus de 3 000 milliards de dollars (2 560 milliards d’euros environ) de dette de l’Etat américain, environ 10 % du total. Pourraient-ils utiliser ce pactole pour répliquer à Donald Trump, par exemple en le vendant soudainement ?
Voilà des années que l’hypothèse est évoquée. Dimanche 18 janvier, alors que Donald Trump faisait monter la pression, une note d’un analyste de Deutsche Bank, George Saravelos, a remis le feu aux poudres. « L’Europe possède le Groenland, elle possède aussi beaucoup de bons du Trésor américains, écrit-il. On a passé l’année dernière à dire que, malgré ses forces militaires et économiques, les Etats-Unis ont une faiblesse : ils dépendent des autres pour payer leurs factures. »
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