- Une Ferrari Portofino flashée à 247 km/h en juin 2025 a permis de mettre au jour un réseau de fraude sociale, a annoncé mercredi le parquet de Draguignan.
- Le préjudice cumulé est estimé à près de 1,8 million d’euros.
- Quatre personnes ont été interpellées et devront comparaître le 27 octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Draguignan.
Un simple contrôle de vitesse qui prend une tournure déroutante. L’interception d’une Ferrari Portofino qui roulait à 247 km/h sur l’autoroute a permis de révéler en quelques mois un réseau de fraude sociale et de blanchiment, avec un préjudice cumulé estimé à près de 1,8 million d’euros pour le fisc, l’Urssaf et la CAF, a annoncé ce mercredi 11 février le parquet de Draguignan. Lundi, quatre personnes au cœur de cette affaire ont été interpellées lors d’une opération menée par une cinquantaine de gendarmes à Roquebrune-sur-Argens (Var) et à Montfermeil (Seine-Saint-Denis).
Derrière une situation précaire affichée, une vie luxueuse
Tout commence le 14 juin 2025, quand des gendarmes d’Orange ont saisi le luxueux véhicule d’une valeur de 210.000 euros, a expliqué le parquet dans un communiqué. Le conducteur a d’abord affirmé qu’il s’agissait de la Ferrari de sa mère, mais après vérification, la voiture appartenait à une société civile immobilière gérée par le conducteur et associant sa mère, son frère et sa sœur, tous résidents dans le Var.
Sous la houlette du parquet de Draguignan, une enquête approfondie de la gendarmerie a mis au jour un montage financier sophistiqué et « des flux financiers considérables liés à une activité commerciale de couverture non déclarée »
, selon le parquet qui ne donne pas plus de précisions sur les modalités des fraudeurs.
Les quatre protagonistes menaient grand train entre shopping de luxe et voyages dans des lieux huppés, très loin des situations précaires qu’ils déclaraient au fisc et à la caisse d’allocations familiales. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi trois véhicules, des produits de luxe estimés au total à 170.000 euros, des biens immobiliers estimés à plus de 600.000 euros ou encore plus de 80.000 euros en espèces ou sur des comptes bancaires. Les quatre personnes doivent comparaître le 27 octobre devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour travail dissimulé, blanchiment aggravé, abus de biens sociaux et escroqueries à la CAF.




