- Des résultats positifs ont été publiés mercredi 19 août concernant un vaccin à ARN messager contre le cancer de la peau.
- Les médecins se servent de l’ADN de la tumeur du malade pour fabriquer en six semaines un vaccin sur mesure.
- La professeure Ève Maubec, dermatologue et présidente du groupe de cancérologie cutanée de la Société française de dermatologie, donne plus d’explications sur LCI.
Un espoir dans la lutte contre le cancer de la peau. Mercredi 19 août, deux laboratoires américains ont publié des résultats positifs concernant un vaccin à ARN messager personnalisé permettant d’agir efficacement contre ce type de cancer, mais pas seulement, explique sur LCI la professeure Ève Maubec, dermatologue et présidente du groupe de cancérologie cutanée de la Société française de dermatologie.
« Réellement, c’est un progrès, une étape technologique importante qui marque certainement une nouvelle étape de recherche fondamentale pour le mélanome. Mais vraisemblablement aussi pour beaucoup d’autres cancers, car cette approche est également étudiée dans d’autres cancers, comme par exemple le cancer du poumon, le cancer du pancréas, et bien d’autres cancers
« , a-t-elle ainsi développé dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
Ce sont les vaccins à ARN développés contre le Covid-19 qui constituent le point de départ des recherches en question. « Ces progrès technologiques ont été utilisés pour les cancers avec une méthodologie qui consiste à prendre une partie de la tumeur, [à partir de laquelle] on extrait du matériel génétique, une sorte d’empreinte qu’on va amplifier, et qui va permettre de réveiller les défenses immunitaires
« , conclut Ève Maubec.



