- Le 20 janvier, les forces kurdes qui contrôlaient un grand camp de proches de jihadistes de l’EI se sont retirées.
- Un retrait effectué de « façon soudaine, sans coordination et sans en informer au préalable » les autorités syriennes ou la coalition internationale antijihadiste.
- En conséquence, des milliers de femmes et d’enfants se sont enfuis du camp pour une destination inconnue.
Une « situation de chaos »
. Le ministère syrien de l’Intérieur confirme ce mercredi 25 février que des évasions massives de proches de jihadistes du groupe État islamique (EI) ont eu lieu dans le camp d’al-Hol, après le retrait fin janvier des troupes kurdes. « Lorsque nos forces sont arrivées, elles ont constaté des cas d’évasion collective, en raison de l’ouverture du camp de façon aléatoire »
, a déclaré le porte-parole du ministère, Noureddine al-Baba, lors d’une conférence de presse.
Le 20 janvier dernier, les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) qui contrôlaient Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l’EI dans le nord-est de la Syrie, se sont retirées sous la pression militaire de Damas. Un retrait effectué de « façon soudaine, sans coordination et sans en informer au préalable »
les autorités syriennes ou la coalition internationale antijihadiste, a affirmé le porte-parole.
« Plus de 138 ouvertures » constatées
Si les forces de sécurité syriennes en ont repris le contrôle quelques heures plus tard, Noureddine al-Baba a tout de même fait état d’une « situation de chaos »
après le retrait kurde. « Plus de 138 ouvertures »
ont été constatées dans le mur d’enceinte du camp, long de 17 km, ce qui a facilité les évasions « à travers des réseaux ».
Des milliers de femmes et d’enfants se sont ainsi enfuis du camp pour une destination inconnue après le retrait des forces kurdes.
Al-Hol abritait selon le porte-parole 23.500 personnes, pour la plupart des Syriens et des Irakiens. Environ 6.500 étrangers de 44 nationalités vivaient dans l’Annexe, une section de haute sécurité du camp. Les autorités ont évacué les familles restantes du camp la semaine dernière vers un autre site du nord de la Syrie.
Concernant les prisons de jihadistes eux-mêmes, l’armée américaine a achevé le transfert de plus de 5.700 détenus de Syrie vers l’Irak, pour garantir leur surveillance après le retrait des forces kurdes qui les gardaient.




