Une puissante explosion a secoué plus tôt dans la journée la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. La déflagration s’est produite dans un immeuble de huit étages : plusieurs niveaux inférieurs ont été gravement endommagés et toutes les fenêtres du bâtiment ont volé en éclats.
L’Organisation de gestion des crises de la province de Hormozgan a indiqué que les investigations sur l’origine de l’explosion sont en cours. Après l’incident dans ce complexe résidentiel, 14 personnes ont été blessées et une fillette de quatre ans a perdu la vie.
Des sources non officielles ont affirmé qu’Alireza Tangsiri, commandant de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), aurait été visé. Ces informations ont été démenties comme par l’agence de presse Tasnim, proche du CGRI.
Israël a nié toute implication, selon la chaîne publiques israélienne N12, citant une source dans l’appareil sécuritaire.
Selon certaines sources iraniennes, l’explosion serait due à une fuite de gaz, une hypothèse contestée par des médias locaux, qui indiquent que le bâtiment n’était pas raccordé au réseau.
Alors que les sources officielles ont décrit le site de l’incident comme un immeuble résidentiel, des vidéos filmées par des passants quelques minutes après montrent des fils barbelés, généralement utilisés dans les installations militaires, sur les murs de la cour de l’enceinte. Par ailleurs, le service de communication de la marine du CGRI a déclaré qu’aucune attaque de drone n’avait eu lieu sur ses bases dans la province d’Hormozgan et qu’aucun bâtiment militaire n’avait été endommagé.
Explosions similaires dans d’autres villes
D’autres informations font état d’explosions entendues dans plusieurs villes iraniennes, notamment à Ahvaz, près de la frontière avec l’Irak.
Le vice-président de la province de Khuzestan chargé de la sécurité et de l’application de la loi a fait état de cinq morts et de deux blessés à la suite de ce qu’il a qualifié de » déflagration domestique de gaz » à Ahvaz.
Le gouverneur local de Robat Karim, dans la province de Téhéran, a nié tout incident de sécurité ou militaire dans les villes de Parand et Robat Karim, affirmant que la fumée observée provenait d’un incendie de roseaux secs le long des berges de la rivière Shour.
Des vidéos montrant un important panache de fumée près d’une zone résidentielle ont circulé.
Une autre vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux serait attribuée à un incident à Qom. Les images montrent de la fumée s’élevant le long de l’autoroute Amir Kabir, sur la route de Kashan, à proximité d’une installation liée au service militaire.
Le chef des pompiers de Qom indique que « la fumée observée dans toute la ville est due à un incendie de déchets près des roseaux« .
Cependant, des utilisateurs des réseaux sociaux, faisant référence à des incidents similaires survenus pendant la guerre de douze jours avec Israël, ont écrit sur un ton sarcastique qu’il semble y avoir eu aujourd’hui également une « fuite de gaz » à Qom.
Par ailleurs, l’Autorité de gestion de crise de la province d’Azerbaïdjan-Oriental a répondu aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux en précisant qu’aucune explosion n’a eu lieu à Tabriz samedi.
Un exercice naval annoncé aurait été reporté
Ces événements interviennent alors que les Gardiens de la révolution ont annoncé la tenue prochaine d’un exercice naval dans le golfe Persique, une initiative qui a suscité une réaction du Commandement central américain (CENTCOM), qui a exhorté le CGRI à éviter tout comportement provocateur en mer et à conduire les manœuvres de façon « sûre et professionnelle« , sans mettre en danger la liberté de navigation.
Selon Al Mayadeen TV, une chaîne proche du Hezbollah et du régime iranien, l’exercice militaire conjoint prévu avec la Chine et la Russie dans le détroit d’Ormuz a été annulé, et ni Moscou ni Pékin ne déploieront de forces navales dans la région, du moins jusqu’à la mi‑février.




