- Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé le 31 juillet dernier avoir été victime d’une cyberattaque.
- Lors de ce piratage, les données personnelles concernant un « nombre important » d’agents ont été dérobées.
- Dans ce contexte, la rentrée scolaire s’annonce aménagée, plusieurs outils numériques ayant été suspendus à titre préventif.
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Rentrée scolaire 2026
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Les cyberattaques sur des plateformes publiques se sont succédé cet été. Outre le site du Fisc, celui de l’Éducation nationale a été ciblé. En juillet dernier, le gouvernement avait annoncé le piratage et indiqué qu’un « nombre important »
d’agents avaient vu leurs données personnelles, dont des adresses postales, être dérobées. Au cours du mois d’août, des hackeurs ont revendiqué avoir mis la main sur des données personnelles de plusieurs dizaines de milliers d’enseignants et d’élèves.
Dans ce contexte, les accès à des outils numériques ont été suspendus à titre préventif. De quoi compliquer la préparation de la rentrée scolaire pour les chefs d’établissement et certains professeurs, et ajouter au climat d’incertitude. « C’est une rentrée assez inédite. Elle nous a obligés à trouver des solutions »,
note le recteur de l’académie de Toulouse, Karim Benmiloud. La situation devrait tout de même se débloquer sur la grande majorité du territoire cette semaine, à quelques jours de la rentrée.
Mais dans certaines académies, dont celle de Toulouse, il va encore falloir patienter « en raison des spécificités » des attaques qu’elles ont subies, prévient l’exécutif. Le rétablissement devrait se faire dans « environ deux semaines », précise Karim Benmiloud ; les espaces numériques de travail (ENT) « seront relancés le 7 septembre »
. Mais « les élèves seront accueillis la semaine prochaine, tous les élèves, dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées »
, assure-t-il. À noter que le logiciel de gestion de vie scolaire Pronote a déjà été relancé.
Des perturbations sont également encore d’actualité du côté de l’académie de Nantes. Des problèmes sur les procédures d’inscription sont notamment à prévoir. Les élèves encore sans affectation devront attendre quinze jours pour connaître leur établissement, souligne le syndicat Snes-FSU.



