- La tempête Goretti a frappé fort dans la nuit de jeudi à vendredi, notamment dans la Manche.
- Dans ce département, une rafale soufflant à 213 km/h a été enregistrée non loin de Barfleur.
- TF1info vous explique comment Météo-France détermine la puissance d’une tempête.
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Après la neige et le verglas… la tempête Goretti
Dans le département de la Manche, le plus touché, des vents violents dépassant parfois 200 km/h ont été enregistrés pendant le passage de la tempête Goretti (nouvelle fenêtre). Une rafale soufflant à 213 km/h a été relevée dans la nuit de jeudi 8 à vendredi 9 janvier par la station météorologique installée à Gatteville-le-Phare, près de Barfleur. On n’est pas très loin du record absolu : une rafale à 225 km/h, enregistrée au Cap Corse, le 17 janvier 2018. Les vents les plus forts ne sont pas toujours enregistrés au passage d’une tempête, contrairement à ce qu’on pourrait penser.
Selon la définition établie par Météo-France, pour parler d’une tempête, « au moins 2% du territoire national »
doivent être concernés par « des rafales d’au moins 100 km/h »
. La sévérité du phénomène est mesurée selon trois critères : les valeurs de rafales maximales enregistrées lors de son passage, la durée de l’événement et la surface de la zone affectée par les vents les plus forts. Météo-France classe au rang de tempêtes majeures Ciaran (2023), Xynthia (2010), Klaus (2009), Martin (1999), et surtout Lothar (1999), « sans nul doute la tempête la plus sévère en France depuis 1980 »
, relève l’agence météorologique, qui note que la tempête Xynthia a été « extrêmement meurtrière »
.
Une échelle de gravité pour les vents
Pour mesurer la force d’une tempête, les météorologues utilisent, entre autres, des anémomètres. Cet instrument scientifique leur permet d’enregistrer la vitesse moyenne du vent sur dix minutes et la rafale maximale au cours de l’heure précédente. Les mesures sont effectuées à 10 mètres de hauteur, selon les normes définies par l’Organisation météorologique mondiale. « Par conséquent, les valeurs ne reflètent pas les vitesses du vent que vous ressentiriez au sol »
, précise Météo-France.
En météorologie marine, on utilise depuis longtemps ce qu’on appelle l’échelle de Beaufort. Cette classification a été formulée pour la première fois en 1805 par un hydrographe irlandais, Francis Beaufort. La force des vents est classée de 0 à 12 et des paliers caractérisent les risques encourus. En s’inspirant de ce modèle, l’agence météorologique a établi une échelle de gravité pour les vents sur terre, sur laquelle elle s’appuie pour déclencher la Vigilance vent. Ce système d’alerte permet d’informer les habitants des zones concernées pour qu’ils se mettent à l’abri.
Le nombre de tempêtes qui frappent l’Hexagone est très variable d’une année sur l’autre, indique Météo-France, qui rappelle que le changement climatique a également un impact. « S’il est difficile d’établir un lien entre les tempêtes et le changement climatique, ce dernier provoque néanmoins une hausse des niveaux marins et renforce l’intensité des pluies, provoquant des tempêtes aux impacts potentiellement plus violents. Le risque de submersion marine lors d’une tempête est plus important avec un niveau de la mer plus élevé et une atmosphère plus chaude, contenant plus d’eau, conduisant à des précipitations plus abondantes »
, souligne l’agence météorologique.




