mercredi, mars 25

Vingt-cinq ans de négociations entre la Commission européenne et le Mercosur

Cela fait vingt-cinq ans que l’Union européenne (UE) et quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) tentent de conclure un accord de libre-échange, qui créerait un marché de 750 millions de personnes. Celui-ci pourrait recevoir l’aval des Etats européens vendredi, malgré la colère des agriculteurs et l’opposition de la France. A plusieurs reprises, ils ont cru être parvenus à leurs fins, mais, à chaque fois, dans la dernière ligne droite, ils ont dû renoncer.

En 2019, un accord avait certes été trouvé entre les deux parties, mais la France, déjà, avait pris la tête de la rébellion et convaincu plusieurs Etats membres, à commencer par l’Allemagne. L’exécutif communautaire, en effet, n’a pas le pouvoir de ratification. Celui-ci est aux mains des Etats membres et du Parlement européen qui, seuls, peuvent inscrire un traité commercial dans le marbre.

En décembre 2023, de nouveau, Ursula von der Leyen pensait qu’un accord était à portée de main, mais elle avait dû renoncer in extremis. Emmanuel Macron lui avait alors une nouvelle fois dit son opposition catégorique, tandis qu’à Buenos Aires le président argentin sortant avait préféré laisser la main à son successeur, Javier Milei, tout juste élu mais pas encore en poste.

Fin 2024, Ursula von der Leyen avait passé outre l’opposition d’Emmanuel Macron. Le 6 décembre 2024, elle s’était rendue en Uruguay, à Montevideo, où elle annonçait avoir enfin trouvé un terrain d’entente avec ses homologues du Mercosur.

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