- Sandrine Rousseau, députée Les Écologistes de Paris, était l’invitée d’Adrien Gindre ce jeudi matin sur TF1.
- La responsable écologiste a soutenu la liste conduite par Emmanuel Grégoire, tout en disant « ne pas comprendre » l’absence d’union au second tour du scrutin dans la capitale entre la gauche unie hors LFI et les Insoumis.
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Élections Municipales 2026
« Il est le mieux placé ».
La députée écologiste de Paris, Sandrine Rousseau a réitéré ce jeudi 19 mars son soutien au candidat socialiste à Paris, Emmanuel Grégoire, dont la liste recueilli 38% des voix au premier tour des élections municipales dimanche dernier. « Je pense qu’il faut que Paris reste à gauche et que c’est un enjeu absolument crucial pour nombre de personnes qui dépendent de manière très directe des politiques publiques qui seront menées à Paris »,
a-t-elle indiqué sur le plateau d' »En toute franchise » face à Adrien Gindre.
« Je regrette
qu’il n’y ait pas eu d’alliance
avec Sophia Chikirou
(tête de liste de La France insoumise) et vraiment à l’issue du débat d’hier
(sur BFMTV, ndlr), je ne comprends vraiment pas pourquoi il n’y en a pas eu. Je comprends encore moins après le débat d’hier qu’avant »,
a en revanche insisté la députée écologiste, dénonçant avec « la plus grande fermeté »,
une « erreur politique ».
Et de poursuivre : « Ceci étant, maintenant il faut que Paris reste à gauche. Emmanuel Grégoire est arrivé en tête, c’est à lui qu’il faut que les voix reviennent pour que nous puissions sauver Paris des politiques voulues par Rachida Dati qui sont quand même assez trash. »
« On est dans un moment où les politiques de droite dérivent d’une manière qui m’interroge quand même vers l’extrême droite »,
a en outre estimé Sandrine Rousseau, interrogée sur le désistement de l’eurodéputée d’extrême droite Sarah Knafo qui a annoncé mercredi qu’elle se retirait pour laisser le champ libre à droite à Rachida Dati. « Donc évidemment qu’il ne faut pas que la droite gagne Paris, il n’y a pas de doute (…) je ne comprendrais même pas qu’on hésite sur le vote »,
a-t-elle ajouté.
« L’écologie ne reculera pas autant qu’on le dit », assure la députée
Au sujet du reflux de la « vague verte » de 2020, Sandrine Rousseau a souligné la nécessité d’attendre le second tour. « Lors des élections municipales, les deux tours sont très différents, parce que le premier tour, il y a en général une quantité importante de listes, et au deuxième tour, il y a des choix structurels qui sont faits, donc on va voir ce qu’il va se passer au second tour »,
a-t-elle expliqué. Et d’illustrer : « Là, je remarque qu’à Lyon, qui était annoncé comme perdu, Grégory Doucet a fait une campagne incroyable, et qu’aujourd’hui, il est en capacité de regagner la ville en tant que maire sortant. Je remarque qu’à Lorient, il y a aussi la possibilité que la gauche gagne cette ville. »
« Oui, nous allons sans doute perdre des villes, et il faudra interroger les stratégies sur ces villes-là, bien sûr »
mais « je vous fais le pari que l’écologie ne reculera pas autant qu’on le dit »,
a-t-elle poursuivi.




