mercredi, janvier 21

  • Lucas Hernandez est visé par une plainte pour traite d’êtres humains et travail dissimulé.
  • Le parquet de Versailles a confirmé mercredi à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte à l’encontre du joueur parisien et son épouse.

Lucas Hernandez va devoir faire face à la justice. Une enquête a été ouverte pour traite d’êtres humains et travail dissimulé après la plainte d’une famille colombienne, révélée par Paris Match, contre le défenseur international du Paris-Saint-Germain, a indiqué mercredi 21 janvier le parquet de Versailles, sollicité par l’AFP.

Entre septembre 2024 et novembre 2025, un père, une mère et leurs trois enfants ont simultanément occupé les emplois de femmes de ménage, gardien, agents de sécurité, cuisinières et nourrices auprès de la famille Hernandez, selon les informations de Paris Match, sans aucune déclaration légale.

Une forme d’esclavage moderne

Me Lola Dubois, avocate de la famille plaignante

Ils travaillaient « entre 70 et 80 heures par semaine, sans congés payés, sans vacances, sans documents qui viendraient établir le droit des salariés », pour un salaire d’environ 2.000 euros nets, a détaillé à l’AFP l’avocate de la famille Me Lola Dubois. Leur situation « s’apparente à une forme d’esclavage moderne », a-t-elle également ajouté.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, le champion du monde français 2018 et son épouse, Victoria Triay, affirment de leur côté avoir été « manipulés » et n’avoir « jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi ». « Ces personnes ont partagé notre vie avec respect et dignité », indiquent-ils encore, évoquant une « confiance trahie ».

« Cette affaire est désormais traitée par les voies juridiques appropriées, là où les faits (…) ont leur place », concluent de leur côté Lucas Hernandez et Victoria Triay. 

Le ministère public a précisé mercredi que l’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye.

V.G. avec AFP

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