Un affichage qui fait grincer des dents. Ce dimanche 5 mai, les usagers du métro des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris, ont vu les murs de leurs stations être recouverts par les œuvres du street artiste GoCrazy99.
Des affiches qui, selon le parquet de Paris, sont à « caractère antisémite ». « Une enquête pour injure publique aggravée par la discrimination a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) », indique à BFM le ministère public.
De son côté, la RATP déclare que les affiches ont été retirées rapidement et assure condamner les affichages sauvages sur le réseau. « À chaque signalement, des équipes sont mobilisées pour les retirer au plus vite. La RATP va porter plainte », indique la régie à BFM.
L’artiste déjà visé par des accusations d’antisémitisme
Ses affiches ont aussi provoqué la colère de plusieurs associations qui avaient déjà accusé l’artiste de dessiner un personnage aux traits démoniaques et ayant pour nez une étoile de David. Une figure qui avait été exposée illégalement dans le métro parisien en mars dernier.
« Toujours plus. On avait sionistes hors de nos facs, sionistes hors de nos luttes. On a désormais: sionistes hors de nos métros », cingle sur X le collectif de lutte contre l’antisémitisme Nous Vivrons.
Aucun lien avec le judaïsme, selon l’artiste
De son côté, GoCrazy99 se défend d’avoir produit des affiches à caractère antisémite et indique au Parisien que son personnage au nez en forme de croix de David n’a pas été exposé ce dimanche dans le métro, selon lui.
Toujours auprès de nos confrères franciliens, l’artiste indique que dans la version originale de son personnage celui-ci arbore un nez en forme de pentagramme, c’est-à-dire une étoile à cinq branches.
« Les cinq branches représentent les démons et la magie occulte. Parfois, je le représente aussi avec une étoile à six branches, qui fait davantage référence à des signes anciens, hindouistes ou japonais. À aucun moment, le personnage n’a un lien avec le judaïsme, ou avec la haine d’une religion ou d’un peuple », se défend l’auteur auprès du Parisien.
Article original publié sur BFMTV.com




