
Tous misent sur ce tir groupé pour mettre la pression sur les opérateurs télécoms. Alors que l’extinction de leurs réseaux 2G doit débuter cette année, 13 fédérations professionnelles critiquent vivement ce projet dans une note commune envoyée jeudi 8 janvier à l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), à laquelle Le Monde a eu accès.
Parmi ces lobbys, on retrouve l’Association française de téléassistance, la Fédération des ascenseurs, l’Alliance des solutions électriques et numériques du bâtiment (Ignes), le Groupement professionnel des métiers de la sécurité électronique, la Plateforme française de l’automobile ou encore le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales. Tous ont profité d’une consultation de l’Arcep sur les futures attributions de fréquences mobiles pour critiquer les projets de fermeture des réseaux 2G et 3G des Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free.
Dans leur viseur figure d’abord la fin des réseaux 2G, qui doit intervenir fin 2026 − sachant qu’Orange, dont le réseau est utilisé par Free, compte l’éteindre progressivement à partir du 31 mars. Tous fustigent également le calendrier de fermeture de la 3G, qui s’étale, selon les opérateurs, de la fin 2028 à la fin 2029. Ils déplorent que les opérateurs leur aient imposé « sans concertation » des « délais trop courts » pour être en mesure de migrer une myriade d’appareils connectés sur des réseaux plus récents, à l’instar de la 4G ou de la 5G.
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