FAIT DIVERS – L’affaire avait fait grand bruit cet été et pour cause, il était question d’une « chasse au nègre » dans un petit village de la Creuse. Mais la justice a estimé que ce n’est pas ce qui est arrivé. Le 15 août dernier, à Royère-de-Vassivière, des habitants disaient avoir été frappés à la fin des festivités. Une enquête pour violences avait été ouverte après cinq plaintes d’une bande d’amis qui ont dénoncé agressions et injures racistes. Parmi les auteurs présumés au moins deux habitants de la commune.
Mais trois mois plus tard, mercredi 5 novembre, la justice dégonfle cette affaire et ne retient pas le caractère raciste. La procureure de Guéret a publié un communiqué dans lequel elle explique que l’aspect raciste de l’altercation n’est finalement pas prouvé et qu’il y a donc un classement sans suite sur ce point, annonce Ici Creuse.
Une « chasse au nègre » organisée dans la Creuse en marge d’une fête de village, ce que l’on sait
En effet, l’enquête n’a pu démêler le déroulé exact de cette soirée, victimes comme suspects ayant bu, leurs récits de la nuit étaient particulièrement confus.
Une seule victime, un seul agresseur
Au final, une seule victime a été retenue comme telle, et un seul agresseur. Comme le souligne Ici Creuse, il est soupçonné d’avoir bousculé et blessé un autre jeune, lui causant une incapacité de travail inférieure à huit jours.
Plutôt qu’un procès, la justice veut opter pour une procédure plus rapide, qui permet de sanctionner l’auteur d’une infraction qui reconnaît sa culpabilité. Dans ce cas précis, la procureure propose un stage de citoyenneté et une indemnisation de la victime. Libre à lui d’accepter ou refuser sa peine. Dans ce dernier cas, il faudra passer par la case procès. Les victimes peuvent faire appel. L’audience aura lieu en décembre.
Le 25 août, plus de 300 personnes s’étaient rassemblées pour soutenir les victimes présumées de Royère-de-Vassivière. Une banderole « Dans nos villages pas de racisme, pas de violences » avait alors été déployée.
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