dimanche, février 1

  • Le projet de loi de finances va restreindre considérablement l’utilisation du Compte Personnel de Formation pour financer le permis de conduire.
  • La mesure entrera en vigueur dans quelques jours.
  • En attendant, les auto-écoles sont débordées d’appels par des candidats, comme l’a constaté le 20H de TF1.

Suivez la couverture complète

Le 20H

Sabrina Abizid, responsable de l’auto-école ECF Faidherbe, reçoit chaque jour des centaines d’appels depuis le début de la semaine. Cette auto-école située dans le 12e arrondissement de Paris est débordée face à l’afflux de candidats au permis de conduire. Ici, 25 inscriptions sont enregistrées quotidiennement, du jamais-vu. « Ce que l’on fait sur deux mois environ, là on l’a fait sur une semaine, dimanche compris, alors que d’habitude on n’est pas ouvert le dimanche », précise Sabrina Abizid au 20H de TF1. La gérante et ses collègues s’adaptent pour accueillir ces candidats tout le week-end, ce samedi 31 janvier et ce dimanche 1er février.

En cause : la nette restriction de l’utilisation du Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer le permis de conduire. Jusqu’à présent, tous les salariés pouvaient utiliser leur CPF, financé par leur employeur, pour payer leur permis de conduire. Mais le gouvernement a décidé qu’il sera désormais utilisé à des fins strictement professionnelles. Il va ainsi être réservé aux salariés bénéficiant d’un financement partiel de leur entreprise. En outre, les demandeurs d’emploi pourront encore financer leur permis grâce au CPF. 

« Cette mesure a pour objectif de favoriser les aides qui ont un lien direct avec l’insertion professionnelle », indique à TF1 le ministère du Travail. Elle entrera en vigueur au lendemain de la promulgation du projet de loi de finances 2026, a priori dans une quinzaine de jours. Cette décision a « jeté un vent de panique sur nos candidats », estime Sabrina Abizid. 

Près d’un quart des candidats financés par le CPF

Certains candidats aux permis estiment que cette décision est une très mauvaise idée. « J’avoue ne pas comprendre pourquoi on fait ça sur quelque chose d’aussi nécessaire pour ceux qui en ont besoin », déclare ainsi Lorraine. 

Sans cette aide, combien d’actifs ne pourront désormais plus payer leur permis de conduire ? Depuis 2019, le permis B, qui coûte en moyenne 1.500 à 2.000 euros, représentait 23% des formations financées par le CPF en 2023, selon la Dares (ministère du Travail). L’année dernière, cela concernait plus de 300.000 candidats.

La rédaction de TF1info | Reportage : Joe SACCAL, Aryel CAMUS, Patrick NININE

Share.
Exit mobile version