- Croix, crucifix et statues de Jésus-Christ ont été détruits ce mardi à Maizières-lès-Metz.
- Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver le ou les auteurs des faits.
- Une femme trentenaire s’est dénoncée à la gendarmerie en début d’après-midi.
Suivez la couverture complète
Voyage du pape Léon XIV en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Pour Julien Freyburger, maire de Maizières-lès-Metz, aucun doute : l’objectif est clair. « C’est la religion catholique qui est visée »,
nous confie l’édile ce mardi peu avant 17h, avant une conférence de presse à l’hôtel de ville.
Le rendez-vous face à la presse a été organisé suite à la profanation de l’ancien cimetière de sa commune située en Moselle, à une dizaine de kilomètres de Metz, « où doit se rendre dans treize jours le pape Léon XIV »
, insiste l’élu qui fait le lien direct entre les deux événements. « Ce cimetière compte 1.472 tombes et 96 ont été touchées. Des croix, de 150 kilos pour certaines, des statues de Jésus-Christ et des crucifix ont été jetés à terre ou cassés »
, décrit-il. En témoigne cette photo que nous avons pu nous procurer.
De nombreuses familles « très choquées »
Ce sont des riverains qui ont donné l’alerte ce mardi 15 septembre, peu avant 7h du matin, après avoir entendu du bruit. L’ampleur des dégâts a rapidement été constatée ensuite par les forces de l’ordre.
« Au nom des habitants et de la municipalité de Maizières-lès-Metz, j’exprime mon indignation à la suite de la profanation de très nombreuses croix et statues des sépultures de l’ancien cimetière de la ville »
, a écrit Julien Freyburger sur les réseaux sociaux à l’adresse de sa population. « De très nombreuses familles sont très choquées », commente
-t-il.
« Je condamne avec la plus grande fermeté ce vandalisme lâche d’une rare violence et souhaite que l’enquête en cours aboutisse à l’identification du ou des auteurs et à leur condamnation exemplaire »
, ajoute-t-il encore, précisant qu’il n’y a eu « aucun vol et que c’est un acte de vandalisme pur et simple ».
Une femme placée en garde à vue
Une enquête de flagrance a immédiatement été ouverte par le parquet de Metz du chef de « violation ou profanation de sépulture ou monument édifié à la mémoire des morts, commise en raison de l’appartenance vraie ou supposée des personnes décédées à une religion déterminée ».
Dans un communiqué publié ce mardi soir, le procureur de la République de Metz, David Touvet, fait savoir qu’une jeune personne a été placée en garde à vue quelques heures après les faits. « Les témoins »
ont déclaré en effet aux gendarmes « avoir vu une femme dégrader une tombe puis quitter le cimetière »,
fait savoir dans un premier temps le magistrat.
« À 14h45 ce jour, une femme de 32 ans se présentait spontanément aux forces de l’ordre présentes au cimetière et déclarait avoir commis les dégradations. Elle était immédiatement placée en garde à vue »,
rapporte-t-il ensuite.
Il informe également que « des croix et des crucifix posés ou scellés sur les tombes avaient été endommagés et brisés, et regroupés au sol en divers endroits du cimetière »,
sans que l’on ne sache pourquoi il y a eu ces regroupements.
Les investigations ont été confiées à la brigade de gendarmerie de Maizières-lès-Metz et à la brigade de recherches de Metz. Des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie ont procédé toute la journée aux constatations techniques et à la collecte de traces et indices.
La garde à vue de la trentenaire se poursuit. « De nouvelles informations seront communiquées ultérieurement en fonction de la progression des investigations, qui se poursuivent afin d’établir les circonstances de la commission de ces actes »,
écrit enfin David Touvet. Le magistrat n’a livré, à ce stade, aucun élément sur l’éventuel mobile de la suspecte qui se trouve actuellement face aux gendarmes. Il n’a pas non plus donné d’éléments sur son profil.



