jeudi, mai 7

  • Une étude du Défenseur des droits, publiée jeudi 6 mai, révèle que le harcèlement et les discriminations persistent à l’égard d’un grand nombre d’enfants.
  • Le cyberharcèlement gagne aussi du terrain.

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Le fléau du harcèlement scolaire

C’est un chiffre qui doit inquiéter. Le Défenseur des droits a mené une étude entre octobre 2024 et janvier 2025 auprès de centaines de parents d’enfants âgés de 6 à 23 ans. Les résultats ont été publiés jeudi 6 mai, et sont effrayants. Pas moins de 35% des sondés affirment qu’au moins un de leurs enfants a été harcelé à l’école. Pas moins de 16% des interrogés évoquent aussi le cyberharcèlement. 

De même, un tiers des parents (32%) déclare qu’au moins un de ses enfants a fait l’objet de traitements inégalitaires de la part de l’établissement scolaire dans lequel il se trouve, que ce soit dans la notation, l’orientation, les sanctions ou la façon de parler des enseignants. L’état de santé ou une situation de handicap (cité par 32 % des parents), l’origine ou la couleur de peau (25 %), l’apparence physique (par 25 % d’entre eux), ou encore le milieu social (21 %), soit autant de critères de discrimination prohibés, sont, ici, en cause. Ces chiffres élevés peuvent « s’expliquer par une perception accrue (des parents) des atteintes aux droits du fait de leur propre expérience, mais probablement aussi par une reproduction des discriminations d’une génération à l’autre », note le Défenseur des droits. 

« Continuum d’atteintes au droit de l’enfant »

« Plutôt que de fournir des chiffres sur l’ampleur des atteintes aux droits de l’enfant, cette étude renseigne avant tout la manière dont les parents se positionnent vis-à-vis de ces atteintes », détaille le rapport. Ce document « montre un lien étroit entre harcèlement, cyberharcèlement et discriminations de la part de l’institution scolaire suggérant l’existence d’un continuum d’atteintes aux droits de l’enfant (…) susceptible de compromettre » son bien-être et sa scolarité.

Face à cette « perception aiguë » des atteintes aux droits à l’école, l’autorité administrative rappelle une série de recommandations, comme « la formation effective des membres de la communauté éducative » en matière de lutte contre les discriminations et des mesures pour ne pas « banaliser le phénomène de harcèlement »

L’étude a été menée auprès de 5.030 personnes, dont 1.692 parents d’enfants de 6 à 23 ans, entre octobre 2024 et janvier 2025.

M.G

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