vendredi, avril 3

  • Malgré son odeur forte, le fumier est un précieux partenaire des jardiniers.
  • Il permet d’améliorer la qualité des sols et le rendement des récoltes.
  • Il n’est pas toujours aisé de s’en procurer lorsqu’on ne possède pas d’élevage ou d’animaux.

Il suffit de se promener à la campagne pour sentir les effluves âpres et très odorants du fumier. Si leur odeur est peu plaisante à nos narines, en revanche, il est un précieux allié au jardin. Ce mélange de matières végétales et d’excréments d’animaux permet d’améliorer le rendement des récoltes. Comment en trouver et comment l’utiliser ? 

Le fumier, qu’est-ce que c’est et comment en trouver ?

Composé de déjections animales et de matériaux organiques, le fumier est plébiscité par les jardiniers pour ses nombreux bienfaits sur le sol et les récoltes. Parce qu’il est riche en éléments nutritifs tels que l’azote, le potassium ou encore le phosphore, c’est un précieux allié pour permettre une meilleure croissance des plantes et des végétaux. Amendement naturel, le fumier enrichit la terre en humus, améliore sa qualité et il l’ameublit. De ce fait, il est plus facile de travailler le sol qui devient plus perméable.

Si vous ne possédez pas de chevaux, vaches ou lapins ni même un poulailler, il est toujours possible de s’en procurer. Le meilleur moyen est de s’adresser directement aux éleveurs. Pour trouver du fumier de cheval, vous pouvez aussi vous adresser aux centres équestres. Vous pouvez aussi acheter des sacs de fumier déjà compostés dans les jardineries ou autres magasins spécialisés pour moins de 10 euros le sac de 20 kg. 

Quel fumier pour quelle utilisation ?

Si le sol est trop lourd, il est recommandé d’épandre du fumier de cheval ou d’âne qui a la réputation d’alléger. Le fumier de cheval est aussi très bénéfique pour booster la croissance des rosiers. Pour amender un sol léger, il est préférable de recourir à un fumier de bovin. Humide et froid, il est très utile pour apporter de la fraîcheur, notamment pendant les fortes chaleurs. Riche en potassium, le fumier de chèvre est à considérer pour les fruits et légumes particulièrement gourmands. Chaud, il est aussi très lent à se décomposer. Enfin, il est aussi possible d’utiliser du fumier de volailles. Chaud, riche en azote, en potasse et en oligo-éléments, il s’utilise avec parcimonie, car il peut brûler les racines des végétaux.

Enfin, il est important de noter que le fumier s’épand lors de deux périodes : le fumier frais se répand en automne, sans l’enterrer, sur la terre nue afin de pouvoir se décomposer pendant tout l’hiver. Le fumier mûr, lui, se répand au mois de mars, après bêchage et il doit être légèrement enfoui.

Sabine BOUCHOUL pour TF1 INFO

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