- Dans les Pyrénées-Orientales, 10 communes sur 27 ont été évacuées à cause des incendies.
- Au milieu du chaos, à l’Ille-sur-Têt, deux particuliers sont parvenus à sauver leurs maisons des flammes par leurs propres moyens.
- Ils le racontent dans ce reportage du JT de TF1.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Le reportage du 13H de TF1 visible en tête de cet article commence par une image rare, de celles qui impriment la rétine pour un long moment. On y voit une bâtisse de pierres blanches, intacte, au milieu d’un paysage calciné par les incendies des derniers jours. Denis Pacouil, le propriétaire, doit ce petit miracle à l’intervention des pompiers, mais surtout à sa piscine. « Si on n’avait pas eu cette réserve d’eau sous la main, on aurait été mal ! Une fois que leur camion était vide, ils se sont branchés directement dessus, pour alimenter leur citerne à eux, puis leurs lances
, se souvient-il. C’est un monstre de feu qui est monté ! Et je pèse mes mots. Il fallait voir avec quelle violence il a attaqué toute la végétation des alentours. »
Revenu chez lui ce mardi 7juillet, l’homme a néanmoins accusé le coup en découvrant les dégâts malgré tout causés par les flammes : sa volière dévastée, dont ses 10.000 oiseaux se sont échappés, son matériel et ses panneaux photovoltaïques carbonisés… « C’est chaud à vivre. On garde le moral mais quand même, c’est lourd »
, souffle-t-il pendant son état des lieux.
Quelques kilomètres de désolation plus loin, entrecoupés de carcasses de voitures abandonnées, l’équipe de journalistes du JT découvre, au cours de ce même reportage, une autre habitation étonnamment préservée. Joseph, son propriétaire, s’est, lui, retrouvé encerclé par les flammes. « Il n’y a plus rien, tout a brûlé »
, annonce-t-il, en oubliant peut-être alors que sa bâtisse fait justement exception. Malgré l’ordre d’évacuation des autorités, il est resté lutter seul, avec son tuyau. « J’ai surtout arrosé tout le bas
, reprend-il. J’ai dit à ma femme de prendre les chiens et de s’en aller. Moi, je ne suis parti qu’au dernier moment. »

En trente-sept ans de vie sur place, Joseph assure n’avoir jamais connu pareil incendie. « C’est toute ta vie qui fout le camp. Alors si la maison part en plus, je ne sais pas ce que tu deviens »
, conclut-il, ostensiblement ému, bien qu’ayant conscience de sa chance. Ce mercredi 8 juillet, le vent s’est levé sur les Pyrénées-Orientales. Selon les dernières prévisions, les températures pourraient atteindre 41°C dans l’après-midi. Quant eu feu, contenu mais toujours pas fixé, il va rester sous haute surveillance.




