
Il est dit que le Musée du Louvre boira le calice de ses manquements en matière de sécurité jusqu’à la lie, après le vol spectaculaire des bijoux de la Couronne intervenu le 19 octobre 2025. Plusieurs audits réalisés, notamment celui de Van Cleef & Arpels, en 2019, révélé par Le Monde, avaient pointé les failles béantes qui menaçaient l’intégrité de ses locaux et de ses œuvres. Selon nos informations, la Préfecture de police de Paris avait elle aussi alerté sur les risques auxquels le Louvre était exposé. Mais, cette fois-ci, le rapport a été transmis à la direction du musée le 29 août 2025, soit un mois et demi seulement avant l’irruption des cambrioleurs.
Réalisé par le service opérationnel de prévention situationnelle de la Préfecture de police de Paris et classé « confidentiel », ce document qualifie « l’ensemble des moyens dédiés à la sûreté comme vétustes et inadaptés aux lieux ». Les experts se disent surpris par « le mobilier et les périphériques informatiques obsolètes mis à disposition des agents dans le PC [poste de contrôle] central et les PC de zone ». Les écrans sont en nombre insuffisants au regard du parc de caméras gérées par des logiciels non compatibles selon qu’elles soient numériques ou analogiques. Bien que mieux doté, dit le rapport, « le PC central paraît sous-dimensionné pour faire face à une crise majeure qui nécessiterait une centralisation de l’ensemble des équipements ».
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