vendredi, janvier 30

  • Après « Le chant des forêts », Vincent Munier nous invite avec son nouveau documentaire au cœur des forêts des Vosges.
  • Cette ode à l’observation et au ralentissement a franchi le cap du million d’entrées en six semaines d’exploitation.
  • Le 20H de TF1 donne les clés de son succès.

Suivez la couverture complète

Le 20H

Après La Panthère des neiges, Vincent Munier nous invite au cœur des forêts des Vosges dans Le chant des forêts, comme on peut le voir au cinéma depuis le 17 décembre et en images dans le sujet en tête de cet article. C’est ici qu’il a tout appris grâce à son père Michel, naturaliste, ayant passé sa vie à l’affut dans les bois. Il est l’heure pour eux de transmettre ce savoir à Simon, le fils de Vincent. Trois regards, trois générations, une même fascination pour la vie sauvage. Nous découvrirons avec eux cerfs, oiseaux rares, renards et lynx… et parfois, le battement d’ailes d’un animal légendaire : le Grand Tétras.

Cette ode à l’observation et au ralentissement, tournée dans les Vosges, a franchi le cap du million d’entrées en six semaines d’exploitation. Si Vincent Munier a surfé sur le succès avec La Panthère des neiges, 626.722 entrées en 2022, Le Chant des forêts a, depuis, largement dépassé ce chiffre. Il a dernièrement récolté deux nominations aux César, dans les catégories meilleur documentaire – un prix qu’il avait décroché avec La Panthère des neiges, son premier film, en 2022 – et meilleur son.

Pour les spectateurs, c’est assez incontestable : le cinéaste, encore imprégné du souffle sacré de La Panthère des neiges, nous convie ici au cœur d’une forêt vosgienne nimbée de majesté, sanctuaire de ses retrouvailles familiales. Ici, le temps se suspend entre les générations. Michel, naturaliste au soir de sa carrière, semble avoir infusé dans le sang de son fils, Vincent, le murmure sauvage des bêtes ; une passion que ce dernier capture désormais par l’œil de son objectif. Sous la futaie centenaire, un troisième héritier s’éveille : l’adolescent Simon, dont l’âme s’apprête à recevoir ce précieux flambeau, faisant de la contemplation de la vie un héritage de lignée.

Sous le regard souverain d’une nature indomptée, s’orchestre une danse immobile : les racines profondes de l’arbre, les serres acérées du rapace et les mains sillonnées du vieil homme s’unissent dans une même parenté terrestre. Dans l’écrin feutré d’une bande-son épurée, les notes de Warren Ellis s’élèvent comme un souffle sacré sur ces images d’une beauté envoûtante. Ce documentaire nous offre un refuge, une parenthèse de sérénité qui nous invite, nous et les générations futures, à réapprendre le silence. C’est une ode à la lenteur, un lien renoué avec le battement de cœur de notre écosystème. Découvrez plus d’images dans le sujet du 20H de TF1 en tête de cet article.

La rédaction de TF1info | Reportage : Sophie De Vaissières

Share.
Exit mobile version