jeudi, janvier 22
Lors de l’inauguration de la nouvelle rédaction du « Washington Post », à Washington, le 28 janvier 2016.

Un juge fédéral américain a interdit mercredi 21 janvier à l’administration Trump d’examiner les appareils électroniques saisis la semaine dernière au domicile d’une journaliste du Washington Post.

« Le gouvernement doit conserver, mais ne doit pas examiner les appareils saisis par les forces de l’ordre… jusqu’à ce que la cour autorise leur examen », a écrit le juge William Porter dans sa décision, faisant référence à un litige en cours concernant la perquisition.

La journaliste du Washington Post, Hannah Natanson, a fait l’objet d’une rare perquisition la semaine dernière à son domicile aux abords de la capitale, dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations relevant de la sécurité nationale.

S’il n’est pas inhabituel pour des agents du FBI de tenter d’identifier la source de fuites auprès de journalistes publiant des informations sensibles, il est en revanche « très inhabituel et agressif de la part des forces de l’ordre de mener une perquisition au domicile d’un journaliste », a relevé le prestigieux quotidien.

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Le journal demande la « restitution immédiate » des appareils

Le téléphone de la journaliste, ses deux ordinateurs portables et une montre Garmin ont été saisis, selon le Washington Post. Le journal a « demandé à la cour d’ordonner la restitution immédiate de tous les appareils et d’empêcher leur utilisation », selon un communiqué du quotidien. « Toute autre décision encouragerait de futures perquisitions contre des rédactions et normaliserait la censure par mandat de perquisition », a ajouté le journal américain.

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Hannah Natanson couvre les fonctionnaires de l’administration fédérale, particulièrement secoués par la première année du deuxième mandat de Donald Trump.

Les agents lui ont dit qu’elle n’était pas la cible de leur enquête, qui vise Aurelio Perez-Lugones, un administrateur système dans une entreprise du Maryland accusé d’avoir consulté et emporté chez lui des rapports de renseignement classifiés, souligne le quotidien.

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Le Monde avec AFP

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