mardi, septembre 1

  • C’est lui qui a fourni le couteau utilisé par Abdoullakh Anzorov pour décapiter Samuel Paty.
  • Condamné en appel à 7 ans de prison en mars dernier, il avait ensuite été assigné à résidence.
  • Il a été interpellé alors qu’il visitait le Parc Astérix dans l’Oise, à l’encontre des conditions de son assignation.

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L’homme avait fourni le couteau qui allait servir pour décapiter Samuel Paty le 16 octobre 2020, à son assassin, Abdoullakh Anzorov. Ce ressortissant tchétchène a déjà été condamné en appel en mars 2026 à 7 ans de prison pour association de malfaiteurs, une peine plus légère qu’en première instance. Il a été de nouveau condamné à de la prison ferme ce lundi 31 août dans l’Oise, cette fois pour non-respect de son assignation à résidence.  

« Mauvaise lecture »

Le tribunal de Senlis a condamné en comparution immédiate Azim Epsirkhanov, 25 ans à un an de prison pour s’être rendu au Parc Astérix à Plailly (Oise) en violation de son assignation à résidence chez sa compagne dans les Hauts-de-Seine, dans l’attente de son expulsion du territoire français. Il a été contrôlé vendredi vers 15h30 sur le parking du célèbre parc d’attractions.

Barbe taillée court, tee-shirt blanc à manches longues et mains jointes, le prévenu a indiqué à l’audience qu’il y a eu « une incompréhension, une mauvaise lecture de [s]a part », concernant la décision préfectorale. Tenu de pointer deux fois par jour au commissariat de son lieu de résidence, il n’avait pas compris, assure-t-il, qu’il avait l’interdiction de quitter le département des Hauts-de-Seine. 

Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c’est de savoir ce qu’il pouvait bien faire au parc Astérix

Le substitut du procureur à l’audience à Senlis

« Je n’ai jamais cherché à me soustraire à cette mesure », martèle-t-il, assurant qu’il aspire « à reprendre une vie familiale et professionnelle ». Mais le parquet a fait valoir que le prévenu a quitté le département des Hauts-de-Seine à huit reprises, « même la nuit ». « Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c’est de savoir ce qu’il pouvait bien faire au parc Astérix », a insisté le substitut du procureur à l’audience, avant de rappeler le casier judiciaire du prévenu.

« J’avais l’espoir qu’on allait traiter ce dossier comme n’importe quel dossier de non-respect d’assignation à résidence », s’est agacé Maître Figen Aydin, l’avocat du prévenu. Celui-ci a toujours nié connaître les funestes projets d’Anzorov concernant Samuel Paty. Azim Epsirkhanov, condamné en première instance à 16 ans d’emprisonnement pour complicité d’assassinat terroriste en 2024 dans l’assassinat de Samuel Paty, avait vu sa peine revue à la baisse et requalifiée en mars 2026.

Libéré en avril 2026, il avait déposé une requête auprès du tribunal administratif pour contester son obligation de quitter le territoire français (OQTF). « Les Tchétchènes sont les premiers à être envoyés au front en Ukraine », a-t-il expliqué. « Un retour là-bas serait un aller simple pour la mort. »

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