samedi, janvier 31

  • Des syndicats de policiers ont appelé à manifester ce samedi dans 23 villes françaises à l’appel d’Alliance.
  • Ils dénoncent notamment leurs conditions de travail et un dénigrement.
  • Une équipe de TF1 a suivi les rassemblements à Paris et à Marseille.

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La colère des policiers

Des policiers dans la rue pour manifester. Des milliers de personnes étaient réunies ce samedi 31 janvier à Paris à l’appel du syndicat majoritaire Alliance Police Nationale. Beaucoup de policiers se disent fatigués d’être « méprisés », selon leurs mots, et submergés par la paperasse. David, policier dans les Yvelines, pointe la question de la rémunération : « On fait beaucoup d’heures, on ne peut pas forcément prendre nos repos, nous ne sommes pas payés en heures supplémentaires… c’est un gros malaise », dit-il auprès du 13H de TF1. 

Des fonctionnaires de police se disent exaspérés de travailler dans des conditions jugées difficiles. La vétusté des commissariats est l’un des principaux sujets de mécontentement. « On a parfois honte de recevoir des victimes dans nos commissariats », indique Christian Toussaint du Wast, policier dans l’Essonne et membre du syndicat Alliance.

Quelques citoyens ont apporté leur soutien aux policiers dans le cortège parisien ce samedi matin. « Il faut les encourager », déclare un homme. « Quand on voit les conditions de travail de la police… C’est innommable, c’est une honte », s’indigne une femme. 

Une hausse des refus d’obtempérer

À Marseille, des agents s’inquiètent de la multiplication des refus d’obtempérer. « Certaines personnes décident de ne plus s’arrêter malgré les injonctions des policiers, en mettant parfois en péril leur vie », déplore Sébastien Greneron, policier dans les Bouches-du-Rhône membre du syndicat Alliance. Ces délits ont augmenté de 11 % l’an dernier.

Cet appel à se rassembler survient alors qu’à Mulhouse, une performance artistique organisée jeudi soir dans une école d’art fait l’objet d’une enquête judiciaire après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle on peut apercevoir des étudiants frapper à coups de bâton une piñata en forme de voiture de police.

La rédaction de TF1info

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