La mort du militant nationaliste français Quentin Deranque, battu à mort par des adversaires politiques, est « un fait grave qui nous concerne tous », a écrit ce jeudi 19 janvier sur X le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani.
« Le meurtre d’un jeune militant français (…) est un fait grave qui nous concerne tous et que nous condamnons sans hésitation », a-t-il écrit, emboîtant le pas à Giorgia Meloni, qui avait évoqué mercredi « une blessure pour l’Europe entière ».
« Il y a eu beaucoup de Quentin en Italie »
Quentin Deranque, 23 ans, est mort samedi d’un grave traumatisme crânien. Deux jours plus tôt, au cours d’une une rixe entre membres de l’ultragauche et de l’ultradroite. Il avait été frappé à coups de pied, notamment à la tête, par au moins six personnes masqués et cagoulés.
Jeudi, le président français Emmanuel Macron avait demandé à la Première ministre italienne d’arrêter de « commenter ce qui se passe chez les autres ».
« Il y a a eu beaucoup de Quentin en Italie, pendant les heures les plus sombres de la République », a souligné Antonio Tajani, en référence à la violence militante lors des Années de plomb, quand des groupes d’extrême gauche et d’extrême droite multipliaient les affrontements et les attentats dans la péninsule.
« Condamner ce qui vient de se passer à Lyon sert aussi à s’assurer que nous ne retournions pas à un tel passé en Italie », a-t-il poursuivi.
Article original publié sur BFMTV.com




