Interrogée, sur le plateau de LCI, au sujet de l’annonce, samedi 24 janvier, de l’organisation d’une primaire de la gauche unitaire (sans La France insoumise et sans Raphaël Glucksmann), prévue le 11 octobre 2026, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a répondu ce dimanche 25 janvier: « Bien joué ». Elle a également appelé son propre camp à s’inspirer de l’idée en engageant un dialogue pour peser réellement dans les débats.
« Face un Rassemblement national qui est très puissant, et une gauche qui se structure […] si on a deux ou trois candidats au premier tour, tout ce petit monde regardera le débat du second tour depuis son canapé », a déclaré Maud Bregeon.
Des sensibilités communes
Selon cette proche de Gérald Darmanin, « les électeurs de Gabriel Attal, d’Édouard Philippe et d’une partie des Républicains sont sensiblement les mêmes ». Malgré des désaccords sur certains sujets, les potentiels candidats partagent un « corpus idéologique commun », avance-t-elle.
Interrogée sur l’éventualité d’une primaire, Maud Brégeon a estimé qu' »avant même de parler de processus de désignation, quel qu’il soit, il faut qu’ils se parlent », citant la multiplicité des prétendants dans son camp: Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, Gérald Darmanin, Xavier Bertrand, Élisabeth Borne ou encore David Lisnard.
« Les batailles d’égo ne doivent pas laisser la place à un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardela », a insisté Maud Bregeon.
Seul candidat déclaré à ce stade dans cet espace politique pour 2027, l’ex-Premier ministre Édouard Philippe est hostile à une primaire. D’autres responsables du centre et de la droite en ont évoqué la possibilité, mais aucun accord ne semble se dessiner sur son périmètre et sur ses modalités.
Article original publié sur BFMTV.com




