Un conducteur de 20 ans a été mis en examen, jeudi 1er janvier, après avoir provoqué un accident de la route mortel à Lyon, sous l’empire de protoxyde d’azote ou gaz hilarant, a fait savoir le parquet.
Le jeune homme a été mis en examen pour « homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d’autrui et blessures routières aggravées par la même circonstance », a précisé le parquet dans un communiqué. Il a été placé en détention provisoire, a-t-il ajouté.
L’enquête a permis de démontrer que le conducteur avait bien fait usage de protoxyde d’azote et qu’il conduisait manifestement à vitesse excessive, selon le parquet. Il avait provoqué un accident qui a fait un mort et cinq blessés, lundi soir, sur la voie routière M7 à Lyon.
Vers un encadrement strict du protoxyde d’azote
Sa voiture avait percuté par l’arrière un véhicule où une femme de 48 ans est morte tandis que les trois autres occupants ont été blessés. Deux passagers du véhicule à l’origine de la collision avaient également été blessés. Des bonbonnes de protoxyde d’azote avaient été découvertes dans ce véhicule responsable de l’accident.
Mi-décembre, le ministre de la justice Gérald Darmanin avait confirmé que le gouvernement travaillait à un encadrement strict du protoxyde d’azote, après la mort du jeune Mathis à Lille en novembre, percuté par le véhicule d’un conducteur qui avait consommé cette substance et tenté de fuir la police.
La vente du protoxyde d’azote, utilisé en médecine ou cuisine mais détourné à des fins récréatives pour son effet euphorisant, est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, tout en restant légale, sauf arrêtés locaux. Ce produit a notamment pour effet secondaire une perte de contrôle chez ses consommateurs.




