samedi, mars 14

  • La tempête Nils, survenue le 12 février dernier, a arraché environ 850 platanes et pins le long du Canal du Midi.
  • Un mois plus tard, nombreux sont ceux qui sont toujours couchés.
  • Une équipe de TF1 s’est rendue sur place.

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Au cœur des régions

Vue du ciel, sur plusieurs kilomètres, des dizaines d’arbres centenaires arrachés, déracinés. À Sallèles-d’Aude, couchés le long du Canal du Midi, ils entravent le passage. « Ce sont les plus beaux sujets, les plus gros qui sont tombés, déplore Pierre-André, qui réside dans la commune depuis 13 ans, dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. C’est une catastrophe, il n’y a pas de mots pour qualifier ça, c’est vraiment une catastrophe ». 

Dans la commune, certains habitants s’impatientent. Un mois déjà que la tempête Nils a ravagé ce paysage. « Ils ne font rien pour que ça aille plus vite pour dégager. C’est un peu long parce qu’il y en a qui l’ont déjà fait, et nous on passe en dernier », déplore l’un d’eux. Retardés à cause des intempéries, les travaux de déblaiement ont pourtant bien commencé depuis deux semaines. Mais le travail est titanesque. Sur l’ensemble du Canal du Midi et celui de la Robine, qui assure la liaison entre le premier et la Méditerranée à Port-la-Nouvelle, il y a plus de 800 arbres à retirer. Et les accès sont difficiles. 

Des dizaines d’arbres sont toujours couchés dans le Canal du Midi après le passage de la tempête Nils – TF1

« C’est un chantier colossal, on est perdu un petit peu dans la nature et les moyens lourds comme des bateaux ou des grues, sont extrêmement plus compliqués à amener », détaille face à notre caméra Cédric Jaffard, chef de l’unité infrastructure eau exploitation pour les Voies navigables de France. Coût de l’opération : 1,5 million d’euros. Et le temps presse. 

La saison de navigation doit officiellement commencer le 27 mars prochain. « Le danger, c’est que les gens ne puissent pas naviguer comme ils en auraient envie. Nous, pour le moment, on est sereins », assure Jean-Jacques Benty, loueur de bateaux. Si les professionnels restent confiants, certains secteurs de navigation encore très impactés ne seront pas déblayés avant la fin du mois d’avril.

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Lisa DUCAZAUX, Adrien NOS

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