jeudi, avril 9

  • Invité de LCI, mercredi 8 avril, Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, a martelé l’importance, selon lui, de renverser le régime de Téhéran.
  • « Il faut qu’il y ait une coupure nette », a-t-il affirmé.

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Guerre au Moyen-Orient : le cessez-le-feu tiendra-t-il ?

« Notre combat, c’est de nous libérer du régime » iranien. Invité de LCI, mercredi 8 avril, après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d’Iran, a appelé à renverser le régime. « Nous espérons (…) que le monde libre comprenne que la seule solution, pas seulement pour nous d’ailleurs, pour tous nos voisins régionaux et pour le monde entier, c’est que ce régime ne soit plus en place », a-t-il insisté.

Figure de l’opposition au pouvoir de Téhéran, le prince héritier, qui vit en exil aux États-Unis, s’est inscrit en faux contre les déclarations de Donald Trump, pour qui les éliminations d’Ali Khamenei et de plusieurs responsables iraniens ont conduit à un changement de régime. « Quel changement de régime ? Ce sont les mêmes personnes, peut-être affaiblies, mais toujours la même personne qui est à la tête du Parlement, il y a les mêmes personnes qui sont dans le pouvoir judiciaire, c’est maintenant le fils Khamenei qui le remplace. Pour nous, ce n’est pas un changement de régime », a-t-il martelé. « Il faut qu’il y ait une coupure nette. »

Un péage iranien pour franchir le détroit d’Ormuz serait « céder au chantage »

Selon lui, « il y a trop de sang qui a coulé », en référence aux milliers de morts durant la répression des manifestations en janvier. Reza Pahlavi a affirmé qu’il était temps de « mettre fin à ce régime, un animal blessé qu’il faut achever. »

Également interrogé sur LCI sur le péage qu’entend instaurer Téhéran aux navires franchissant le stratégique détroit d’Ormuz, le fils du dernier chah d’Iran a estimé qu’un tel dispositif reviendrait à « céder au chantage » du régime. 

« Prenez l’exemple de l’Espagne et du Maroc, est-ce que Gibraltar est une zone dans laquelle on va commencer à demander des tarifs (droits de passage, ndlr) pour les paquebots qui sortent ? », a-t-il questionné. « C’est la même logique (…) c’est seulement céder au chantage. »

La rédaction de TF1info

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