
L’heure était à l’autocongratulation, à la Maison Blanche, mardi 20 janvier. Lors d’une longue conférence de presse, Donald Trump a vanté les mérites de sa politique économique, un an après son retour au pouvoir. Selon lui, le cocktail fait de dérégulation, de baisse des taxes sur les entreprises, de droits de douane massifs, et d’interventionnisme étatique, a fait des Etats-Unis le pays « le plus chaud du monde ». Un refrain qu’il devrait entonner de nouveau lors de son discours au Forum économique mondial de Davos (Suisse), mercredi 21 janvier.
« Nous avons hérité d’une situation chaotique et nous en avons fait une magnifique œuvre d’art », a-t-il lancé, mardi, reprenant son argument selon lequel toutes les faiblesses du modèle américain seraient dues à Joe Biden, quand les points forts seraient le fruit de ses réformes. Au passage, il a écorné le travail de ses équipes de communication, coupables de ne pas assez bien vendre son bilan.
Si le président ressent le besoin de monter au front, c’est qu’un an après le début de son mandat les doutes subsistent quant à la direction que prend le pays. Le récit trumpien d’un sauvetage de l’économie américaine ne résiste pas à l’analyse : elle était déjà en excellente forme lors de son arrivée au pouvoir, en janvier 2025. Mais les prédictions apocalyptiques au lendemain du déclenchement de la guerre commerciale ne se sont pas non plus réalisées, et force est de constater que le pays continue d’afficher des performances remarquables.
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