- Renault vient de signer un contrat avec la direction générale de l’armement (DGA) pour fabriquer des drones militaires.
- La production devrait se faire dans ses usines du Mans (Sarthe) et de Cléon (Seine-Maritime).
- Ce contrat pourrait rapporter jusqu’à un milliard d’euros sur dix ans.
Suivez la couverture complète
La Matinale
Renault engage un virage militaire inédit. Le constructeur automobile vient de signer un contrat avec la Direction générale de l’armement (DGA) pour fabriquer des drones militaires dans ses usines du Mans (Sarthe) et de Cléon (Seine-Maritime).
« Pourquoi est-ce qu’on choisit
Renault
? Parce que dans l’automobile, on a le savoir-faire industriel. On sait produire vite, on sait produire en grande quantité. Ce sont des qualités qui malheureusement sont devenues rares dans l’industrie de défense. Et donc là, l’enjeu, c’est clairement d’aller vite
« , explique Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI.
Ce contrat, qui pourrait atteindre un milliard d’euros sur dix ans, se fera en partenariat avec Turgis Gaillard, entreprise française de défense comptant 400 salariés. Il s’agira de produire jusqu’à 600 exemplaires par mois de cette munition téléopérée et à longue portée. Baptisé Chorus, ce drone tactique pourra atteindre 400 km/h et voler à 5.000 mètres d’altitude. Il pourra aussi servir à des missions d’observation et de renseignement.
« Là, on a visiblement envie de mettre le paquet
« , poursuit Nicolas Doze avant d’ajouter : « Ça confirme quand même qu’il y a une priorité pour l’industrie de défense en France. Ça confirme la volonté d’impliquer les acteurs publics et la volonté de s’affranchir du matériel venu des États-Unis. (…) C’est aussi un signal politique très fort, car là, nous signons un acte d’économie de guerre pour la France. »




