jeudi, février 5

Avec notre envoyée spéciale à Kharkiv, Emmanuelle Chaze

Dans le métro de Kharkiv, les températures montent à peine au-dessus de 0°C. C’est pourtant dans ces stations que 24 heures sur 24, les habitants peuvent se réfugier si la situation n’est plus tenable chez eux… Plus de 900 immeubles résidentiels sont toujours sans chauffage.

Katia, vingt ans, se rend chez des amis qui ont de l’électricité, et elle reste optimiste : « Le chauffage et l’électricité, c’est un concept de conte de fées, et on ne peut pas s’attendre à ce que ça soit là tout le temps, comme pour Albus Dumbledore dans Harry Potter. On a des lampes de poche et des batteries externes, ça nous aide. On s’adapte… »

En plus de s’adapter à la vie à -20°C  sans chauffage et sans électricité, à Kharkiv il s’agit aussi de survivre aux frappes russes quotidiennes.

Tetiana, 24 ans, vient justement de réchapper à une frappe de drones : « On a de l’électricité mais c’est très compliqué, le chauffage et l’eau aussi. Et hier un drone Shahed est tombé juste devant la maison. Dieu merci, nos fenêtres sont intactes, et, à part nos animaux, personne n’était à la maison ».

Tetiana et sa famille ont survécu à ces frappes. Elle et le reste de la population sont en mode de survie, alors que Denys Shmyhal, le ministre de l’Énergie, annonce que d’autres frappes russes sur le secteur énergétique seraient en préparation.

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